Certains journaux n'ont pas voulu manquer la tradition du poisson d'avril

La tradition du poisson d'avril
La tradition du poisson d'avril - © Svetlana Evseeva / EyeEm - Getty Images/EyeEm

Malgré la pandémie de Covid-19, certains journaux se sont pliés à la tradition du 1er avril, en glissant l'une ou l'autre farce dans leurs pages. 

Stade national

L'Avenir assure que le report de l'Euro à 2021, conjugué aux "super-pouvoirs" du gouvernement Wilmès s'avère une "aubaine" pour relancer le stade national. "On a repris les plans existants et via Google Map (faute de pouvoir se déplacer sur le terrain), on cherche un emplacement. L'attribution des marchés pourrait se faire via une procédure accélérée et le chantier pourrait démarrer en septembre, via le renfort de 30.000 travailleurs népalais dont le Qatar n'a plus l'usage", décrit satiriquement le quotidien. "Les Diables rouges champions d'Europe à domicile? Le rêve est redevenu possible", se prend à rêver la rédaction de L'Avenir.

Journée du thon

La Libre Belgique avance elle que la tradition du poisson d'avril "s'est retrouvée à l'ordre du jour du Conseil national de sécurité", et que le communautaire a refait surface à ce sujet aussi. "Francophones et Flamands ont décidé de maintenir cette tradition mais en la reportant un peu plus tard cette année (...) Les Flamands ont décidé d'organiser 'les poissons d'avril' le 1er mai. En Wallonie et à Bruxelles (mais juste les francophones), on a plutôt choisi le 2 mai, qui est aussi la journée mondiale du thon. "Ça thon-be bien", a dit un ministre, hilare, à la sortie de la réunion du comité de concertation, qui aura duré deux jours", selon une scène imaginaire décrite dans le quotidien mercredi.

Lockdown party à Sea Life

La Dernière Heure rappelle mercredi que des lockdown parties, bien qu'interdites, sont toujours organisées, notamment par la ministre de la Santé Maggie De Block a en effet réuni, pour surprendre son époux, une petite centaine de personnes pour un bal masqué au sein du Sea Life de Blankenberge, grâce à une dérogation auprès de la bourgmestre locale qu'elle côtoie à la Chambre depuis 2010. Au programme: buffet de la mer et guirlandes en... papier toilette. La ministre a bien entendu été verbalisée.

Télétravail obligatoire

Chez Sudpresse, on imagine une journée de télétravail obligatoire par semaine pour tout le personnel dans l'ensemble des entreprises après la crise, afin de préserver la meilleure qualité de l'air notée actuellement. "Il sera possible de déroger à cette règle, mais uniquement après avoir prouvé que le télétravail est impossible", souligne le quotidien. Les enseignants n'échapperont pas à la règle, les outils pédagogiques mis en place durant le confinement ayant prouvé leur efficacité. Les médecins généralistes, eux, effectueront une journée de téléconsultations par semaine. En outre, les trajets effectués par le personnel ne respectant pas la règle devront être compensés sur la base du calcul des émissions pour une journée.