Les journaux francophones mesurent le chagrin du pays

"Un jour tragique pour la Belgique": le quotidien économique L'Echo reprend en manchette les termes employés par le Premier ministre Elio Di Rupo en réaction à l'accident et son lourd bilan. Dans l'édito, Christophe De Caevel souligne que les 100 premiers jours d'Elio Di Rupo à la tête du pays n'auront rien eu d'un état de grâce.

"Son agenda ministériel affiche un plan d'austérité sans précédent, une tuerie à Liège, la première grève générale en vingt ans, des sondages toujours plus flamboyants pour l'opposition nationaliste et, maintenant, la plus inimaginable des catastrophes", détaille le journaliste.

"Etat de choc", titre pour sa part Le Soir. Relevant les messages joyeux laissés par les élèves sur le blog de leurs aventures, Béatrice Delvaux souligne que "ces messages, nous les avons tous un jour attendus, anxieusement, après avoir vu nos enfants monter dans un car ou un train pour leur beau voyage".

"Nous l'avons tellement crainte, cette annonce faite au coeur de la nuit aux parents des 22 enfants morts, que leur détresse est devenue la nôtre hier instantanément", écrit-elle.

"La Belgique pleure ses enfants", clame la Dernière Heure en arborant le noir du deuil. Le quotidien consacre quatorze pages à la catastrophe.

"Une" en noir aussi pour L'Avenir qui titre "Deuil National" et "Les mots nous manquent...". "Les visages en pleurs devant les écoles nous ont renvoyés à nos propres appréhensions d'une façon crue et violente. Hier, nous étions tous parents de ces petites victimes dont la vie a été brisée dans un tunnel suisse", commente Thierry Dupiéreux, rédacteur en chef.

"Deuil national", c'est également le titre retenu par La Libre Belgique. Jean-Claude Matgen parle lui aussi, dans son édito, des angoisses des parents d'enfants partant en classes de neige et du soulagement de les voir revenir sains et saufs. "Mardi, dans un tunnel valaisan, le destin a frappé de jeunes écoliers qui venaient de passer ensemble un séjour sans nuages et des parents tout attendris à l'idée de les revoir mercredi."

Enfin, les quotidiens du groupe Sud Presse titrent "21h15: le bonheur fracassé" et consacrent le premier cahier du journal à la catastrophe.

Les éditorialistes s'accordent sur le fait qu'il faudra trouver des réponses aux questions, mais plus tard, à tête reposée.

Belga
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