Capitales européennes de la culture 2020: au tour de Rijeka (Croatie) et Galway (Irlande)

Qui dit nouvelle année, dit également nouvelles capitales européennes de la culture: après Plovdiv (Bulgarie) et Matera (Italie) en 2019, place en 2020 à l'Irlandaise Galway et à la Croate Rijeka. Les deux villes côtières, la première située dans un Etat membre assez ancien de l'UE, la seconde dans un de ses membres plus récents (adhésion en 2013), devraient profiter de ce coup de projecteur européen pour charmer les touristes avec un programme culturel étoffé.

Aussi bien Galway, avec ses quelque 80.000 habitants, que Rijeka et ses 120.000 locaux environ, ont planifié de fêter officiellement le lancement de leur année de capitale culturelle européenne début février.

Côté irlandais, on promet du 1er au 8 février un événement de lancement célébrant les valeurs composant la quintessence irlandaise - "le courage, la créativité et la résilience" - , gratuit et en plein air, suivant les anciennes traditions celtiques. Le programme dans son ensemble a d'ailleurs été imaginé suivant des "saisons" renvoyant à des festivités du calendrier celtique: Imbolc, Bealtaine, Lughnasa et Samhain. Le programme promet un menu authentiquement "Galway", mais "à travers la lorgnette européenne" et en collaboration avec des partenaires étrangers. Les thèmes principaux, sous un logo représentant un cœur, sont la migration, le paysage et la langue.

Sur la baie de Kvarner en mer Adriatique, c'est dans le port de Rijeka qu'on a décidé de marquer le coup d'envoi de l'année culturelle, le 1er février. La ville croate veut mettre en avant sa diversité, elle qui est passée entre différentes mains au cœur du siècle dernier et forme ainsi une sorte de "mini Europe". Son traditionnel carnaval, qui s'étale sur janvier et février, doit être l'un des feux d'artifice du programme. L'art y sera aussi central, avec entre autres une exposition inédite centrée sur les travaux précoces de Gustav Klimt, effectués avec son frère et un ami pour décorer la salle du théâtre de Rijeka.

Les pays accueillant les capitales européennes de la culture sont connus des années à l'avance, selon une tournante qui doit permettre de mettre tour à tour en lumière les atouts de tous les Etats membres de l'UE, voire même au-delà. Tous les trois ans, il est en effet possible pour un candidat à l'adhésion à l'UE, ou candidat potentiel, d'également avoir une "capitale européenne de la culture". On sait déjà que cette possibilité est prévue entre autres en 2030, l'année où ce sera de nouveau le tour de la Belgique, en même temps que celui de Chypre.

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