Cap48: la RTBF marche 100 kilomètres par solidarité

Ce week-end, des journalistes, des animateurs, des techniciens et des assistants de la RTBF se mobilisent pour CAP48. Ils marcheront 100 kilomètres au départ de Montzen, en province de Liège, pour rejoindre la grande soirée de CAP48 en direct à Liège.

"L'objectif est évidemment de recueillir un maximum de dons pour l'opération CAP48. Il existe un projet, ‘CAP pour le sport’. En fait, il s’agit d’aider des projets de revalidation par le sport pour venir en aide aux personnes victimes d’un accident de la vie et qui, grâce au sport, retrouvent leur corps", explique Gilles Goetghebuer, journaliste et chroniqueur sur Matin Première. "Le sport est aussi important que les médicaments thérapeutiques ou que la kinésithérapie quand il s'agit de revalidation et de recouvrer une fonction qu'on a perdue à la suite d'un accident. Il y a deux types de handicaps: ceux qui remontent à la naissance et, plus nombreux, ceux qui surviennent à l'occasion d'un accident de la vie". Environ 80 % des handicaps font suite à un accident. Tout un travail physique et mental est nécessaire pour retrouver ce qui a été perdu.

La santé, un privilège qui s'accompagne de devoirs

Ce week-end, les employés de la RTBF vont donc marcher pour ceux qui ne le peuvent plus dans l’expression d’une forme de solidarité qui va dans les deux sens.

Cela permettra de faire entrer des fonds pour soutenir des programmes de pratiques sportives. Mais à l’inverse, cela permettra également la prise de conscience des difficultés qu’amène le handicap, et du côté extrêmement précieux d'un organisme en bonne santé. "On se sent presque dépositaire d'un privilège, et ce privilège s'accompagne de devoirs, notamment celui d'entretenir cette belle machine qui nous procure tant de fonctions, dont on n'a pas conscience, ou plus exactement dont on reprend conscience, mais le jour où on les perd, malheureusement", constate Gilles Goetghebuer.

Courir dans un cimetière

La RTBF se lance donc un défi grandeur nature pour aider les personnes atteintes de handicaps: marcher 100 kilomètres. Mais pour une telle marche, la motivation doit être au maximum. "L’objectif de ces 100 kilomètres est de se motiver à faire ce qui est possible. Cela permet de faire renaître de la motivation quand parfois on a un peu les pieds de plomb à l'heure d'aller s'entraîner. Je sais que cela va paraître bizarre à ceux qui n'ont jamais éprouvé ce sentiment, mais il est très marquant dans le sport".

Une épreuve en course à pied de quinze kilomètres se déroule à Esch-sur-Alzette, au Luxembourg. L'organisateur a choisi de faire passer les coureurs dans un cimetière, une idée étonnante, mais qui permet aux sportifs passant entre les tombes de se sentir plus vivants que jamais. "Le sentiment est très étonnant, pendant la course, vous avez en tête cette phrase de Moustaki:Nous avons toute la vie pour nous amuser, nous avons toute la mort pour nous reposer’. Et on se dit qu’on est redevable à la vie de s'amuser, en l'occurrence ici de s'entraîner".

Quelques conseils pour la route

A ceux qui s'apprêtent à participer à ces 100 kilomètres et qui n'ont pas forcément l'habitude de marcher, Gilles Goetghebuer conseille de ne pas s'enflammer. "Parce qu'il peut survenir au cours de la nuit, par exemple, qu'à un moment on se sente vraiment très bien en se disant qu’on a déjà fait 50 kilomètres et on a envie presque de forcer le pas. Mais attention, parce que ces phases d'euphorie sont très souvent suivies par un coup de mou qui amène parfois à l'abandon. La première chose, c’est donc de se refréner quand ça va bien et se booster quand ça va mal. La deuxième, c'est logique, il faut s'alimenter. Une heure de marche équivaut environ à une dépense de 200 calories. Là, on parle de 30 heures de marche, ce qui donne 6000 calories, l'équivalent de 5 plats de pâtes cuites. On ne conseillera à personne de manger 5 kilos de pâtes. En revanche, on peut boire régulièrement dans le cours de la nuit et de la journée qui suit".

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