Bumble, le Tinder qui donne le pouvoir aux femmes

Bumble, une application de rencontre où les femmes décident si entamer la conversation.
Bumble, une application de rencontre où les femmes décident si entamer la conversation. - © Bumble

Whitney Wolfe, déjà co-fondatrice de Tinder, a créé il y a six mois une nouvelle application de rencontre où seules les femmes peuvent établir le contact. Et où elles décident de tout, ou presque.

Pour ceux qui pensent que l'égalité des sexes est encore loin d'être une réalité sur les App de dating, un nouvel acteur bouscule les codes depuis quelques mois. Dans la lignée de Tinder, Bumble la féministe se positionne comme 100% Girl Power, loin de toute sollicitation masculine graveleuse.

Comment ça marche ? 

Au commencement était Tinder. Les membres sélectionnent des profils en parcourant une série de photos choisies en fonction de leur géolocalisation. En cas d'attirance visuelle réciproque peut alors débuter la conversation en chat. Libre à chacun de l'entamer à sa façon. Un terrain sur lequel la gent masculine, plus entreprenante, se démarque généralement par son approche directe et piquante.

Bumble, c'est pareil. À ceci près que le premier pas, le premier "Coucou" en chat, est exclusivement réservé aux dames. Et pour aborder le célibataire de leurs rêves, 24 heures, pas une minute de plus. Passé ce délai, la connexion entre les deux partenaires potentiels disparaît. Pareil pour la suite. Sans contact pendant 24 heures, le candidat malheureux s'efface des écrans. À jamais. 

Un concurrent pour Tinder ? 

Dans ses premiers six mois d'existence, Bumble a mis en contact 30 millions de personnes, une paille par rapport aux 20 millions quotidiens de Tinder. Mais l'application, sélective par nature, rencontre un succès grandissant en Europe. Et en Belgique, il est de plus en plus courant de retrouver l'icone jaune de l'application à côté de celle de Tinder. Car Bumble vise avant tout à créer des rapports plus rassurants dès les premiers échanges. Selon Whitney Wolfe, créatrice de l'application, en donnant l'initiative d'aborder aux filles, le rôle dominant de l'homme dans les échanges est diminué. Le résultat ? Une moindre timidité, une plus grande confiance en soi mais surtout un échange qui ne débute pas sur de mauvaises bases. Lorsque l'on sait que Whitney Wolfe avait elle-même été victime de harcèlement sexuel de la part de ses collègues chez Tinder, l'origine du concept semble claire. 

Et les hommes dans tout ça ? 

Si certains hommes sont effrayés par les femmes qui font le premier pas, le succès de Bumble montre que d'autres semblent apprécier l'idée d'être abordés et celui d'éviter le tant redouté râteau. La figure archaïque de Don Juan a donc un peu plus encore du plomb dans l'aile. Reste à Bumble à continuer son développement afin d'atteindre un nombre suffisant d'utilisateurs et être viable sur le très concurrentiel marché du dating.

Le lien vers l'application

RTBF

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