Bon anniversaire, "Les Pigeons": en 6 ans, 1000 émissions et près de 4500 sujets "conso"

Bon anniversaire, "Les Pigeons": en 6 ans, 1000 émissions et près de 4500 sujets "conso"
Bon anniversaire, "Les Pigeons": en 6 ans, 1000 émissions et près de 4500 sujets "conso" - © Tous droits réservés

Chaque jour, depuis 6 ans, l’équipe de Sébastien Nollevaux teste, décortique et analyse tout ce qui concerne les consommateurs. C'est la millième émission ce soir, un succès incroyable et un nombre de sujets impressionnants.

Une émission construite avec les téléspectateurs

"Ca doit faire 4500 sujets qui traitent de la conso, estimait Sébastien Nollevaux ce matin dans la Première. Je ne dis pas qu’on a traité 4500 sujets différents, car il y a des choses qui reviennent: il faut souvent retaper sur le clou. Ces sujets viennent majoritairement des gens qui nous écoutent parce qu’il y a une communauté Facebook qui s’est créée autour de l’émission: 180 000 personnes suivent la page On n’est pas des pigeons."

"On a une trentaine de mails par jour pour nous alerter. Ça va dans tous les domaines, la consommation, les arnaques, les bons plans et c’est ce qui est assez sympa dans "On n'est pas des pigeons", c’est que les gens se sont vraiment approprié l'émission, et on la fait ensemble avec eux tous les jours".

Et ce sans s'attirer tellement de plaintes: "il y a des personnes qui se plaignent certainement, mais à partir du moment où on sort un sujet à l’antenne, c’est qu’il est balisé, il y a une enquête journalistique qui est derrière. C’est solide et, a priori, inattaquable. Et donc certains essayent, c’est de bonne guerre, mais a priori ça ne marche pas".

ET puis il y a une équipe derrière: "On est 20 journalistes à travailler et être sur le terrain tous les jours pour faire que cette émission fonctionne et pour réussir à remplir ces émissions. 52 minutes tous les jours, 1000 émissions, ça fait du boulot, ça fait des sujets, ça fait du monde. Et j’en profite pour remercier effectivement toutes les petites mains qui travaillent dans l’ombre autour de cette émission".

Liste ne m'appelez plus et marques distributeurs

Pour fêter ce millième numéro, l'émission va revenir "sur les gros coups des 6 dernières années et quelques petits dossiers sur comme la liste Robinson devenue " ne m’appelez plus ", ous savez ce genre de coups de fil qu’on reçoit régulièrement le soir pour vous vendre tout et n’importe quoi, des sociétés qui essayent de démarcher. Si on s’inscrit sur la liste " ne m’appelez plus ", théoriquement ces appels sont filtrés et n’arrivent plus chez vous. Sauf que c’est trop beau pour être vrai, c’est de la théorie et les gens continuent à appeler parce que les entreprises qui font du télémarketing, même si elles ont signé une charte, arrivent à contourner un peu certaines obligations. Ce qui rend un peu furieux pas mal de téléspectateurs qui, même sur liste rouge se font quand même appeler pour du démarchage intempestif tard le soir".

Une étude montre clairement que le cassoulet de Carrefour, c'est celui de William Saurin

Mais l'émission présentera aussi une grande enquête autour des "marques distributeurs" qu’on trouve dans le commerce: "Toutes les grandes enseignes font des marques distributeurs (Delhaize, Colruyt, Carrefour,...): ils vendent des produits sous leur propre label. On s’est demandé ce qu’il y avait là-dedans, qui les produisait et est-ce qu’il y avait de grosses marques qui produisaient pour les marques distributeurs. Sujet tabou par excellence. Il n’y a qu’en France où ils ont été assez transparents parce qu’il y a une étude qui est sortie en France qui prouve clairement, par exemple, que le cassoulet de chez Carrefour, c’est le cassoulet de William Saurin. C’est exactement la même chose, sauf que les boîtes et les packagings sont différents et le prix aussi parce que ces marques distributeurs sont vendues 30 % moins cher. Les grands fournisseurs, les grandes sociétés ne vont pas trop faire la publicité sur le fait qu’ils fabriquent aussi pour les marques distributeurs et il y a une sorte de chape de plomb au niveau des grandes enseignes pour ne pas trop dévoiler les choses".

Dénoncer les arnaqueurs

Et pour Sébastien Nollevaux, l'émission continue à garder son sens car "les arnaqueurs sont toujours au coin de la rue. Les gens qui vont essayer de profiter de vous sont toujours là et usent de techniques de plus en plus modernes: le commerce en ligne se développe de plus en plus, et on a des pirates informatiques qui sont de plus en plus doués. Donc on a beau taper sur le clou, il y aura toujours du travail pour nous. On avait testé les marabouts le jour supposé de la fin du monde,en 2012: on a appelé des marabouts qui vous garantissaient de survivre après la fin du monde. Et il y a des gens qui tombent dans le panneau, alors que certains demandaient 12 500 euros pour échapper à la fin du monde. A un moment, il faut arrêter, et le dénoncer".

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