Bertrand Cantat affronte ses détracteurs: "Ces gens sont sourds et aveuglés par la haine"

Bertrand Cantat a décidé d’affronter ses détracteurs. La scène se passe ce mardi 13 mars à Grenoble, pas loin de la salle où le chanteur est attendu en concert. L’échange entre le chanteur et ceux qui s'opposent à lui n’aura jamais lieu. Protestations et bousculades se succèdent. Après quelques minutes, encadré par le service sécurité de la salle, l’ex-chanteur de Noir Désir bat en retraite. "Casse-toi, assassin", scande la foule. Bertrand Cantat ne dira mot, mais les couchera ensuite par écrit, sur sa page Facebook.

"J'ai voulu entamer une discussion avec quelques personnes qui manifestaient leur hostilité devant la salle, raconte-t-il. A peine apparu, un déchaînement de violence, d'insultes, une pluie de coups, aucune possibilité de discuter, de la violence, seulement de la violence, aucune écoute, aucun échange. Pour Bertrand Cantat, il s'agit d'un "retour au Moyen Âge". Il conclut : "Ces gens sont sourds, et aveuglés par la haine. Peut être se sentent-ils encouragés par le merveilleux climat ambiant."

Il va se faire applaudir après avoir tué. Est-ce que ça a déjà existé ?

Lundi, le chanteur avait déjà annoncé sa volonté de s’effacer de tous les festivals d’été. Nadine Trintignant, mère de Marie décédée en 2003 des suites des violences commises par Bertrand Cantat, dénonce une fois encore un comportement indigne. "On sait qu'il l'a tuée, ce n'est pas un mystère. Comment ose-t-il aller sur scène. Je trouve ça honteux, indécent, dégueulasse", disait-elle dans l'émission "Stupéfiant" sur France 2. Pour elle, Bertrand Cantat n'a "pas le droit de revenir dans ce travail là, sûrement pas. Parce qu'il a tué. (...) Il va se faire applaudir après avoir tué. Est-ce que ça a déjà existé ?"

De son côté, l'artiste estime avoir le droit d'exercer son métier. "Je souhaite aujourd'hui, au même titre que n'importe quel citoyen, le droit à la réinsertion, affirmait-il le 12 mars sur Facebook. Le droit d'exercer mon métier, le droit pour mes proches de vivre en France sans subir de pression ou de calomnie. Le droit pour le public de se rendre à mes concerts et d'écouter ma musique."

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK