Balkan Trafik: Bregovic en philharmonique et hommage au découvreur du Taraf de Haidouks

Balkan Trafik: Baba Zula, Bes O Drom, Goran Bregovic, Taraf de Haidouks, Gaye Su Aykolet, New York Gipsy All Stars
Balkan Trafik: Baba Zula, Bes O Drom, Goran Bregovic, Taraf de Haidouks, Gaye Su Aykolet, New York Gipsy All Stars - © RTBF/fotor/1001 Valises

Pour sa 11ème édition, le Festival Balkan Trafik se dédouble : le festival bruxellois qui ce tient ce weekend au Bozar (20, 21, 22 et 23 avril) se prolongera pendant deux soirs à Paris au Palace les 2 et 3 juin.

A l'heure du repli sur soi en Europe, le Balkan Trafik ouvre tout grand les portes aux musiques venues du sud-est du continent. Pas uniquement aux musiques d'ailleurs, mais aussi aux rencontres, musicales et humaines, aux danses, au cinéma et au théâtre, sans oublier la gastronomie surtout roumaine, hongroise et serbe.

Outre les concerts, le festival propose aussi des spectacles créés pour l'occasion. Cette année, la star à qui revient l'honneur de lancer les festivités est un habitué : Goran Bregovic, déjà présent en 2015 notamment. Cette année, le maître et son Wedding and Funeral Orchestra joueront avec le Brussels Philharmonic Orchestra sa nouvelle création Three Letters from Sarajevo, une ode à la coexistence pacifique des cultures et des religions.

Le vendredi et le samedi sont les deux grands jours de festival, avec la chanteuse turque Gaye Su Aykolet, entre rock et traditions(s), le collectif psyché Baba Zula (également turc) et les New York Gipsy All Stars le premier soir, plutôt moderne et underground.

Le deuxième soir, le samedi est plus roots et festif, avec des formations comme les Taraf de Haidouks, Mahala Rai Banda, des Roms de Roumanie, et la fanfare Koçani Orkestar de Macédoine, sur scène pour un hommage à Stéphane Karo, leur découvreur belge et grand ami du festival. Producteur et manager, Stéphane Karo est disparu disparu trop tôt le 15 décembre dernier. C'est lui qui avait dès la fin des années 80 été chercher dans une Roumanie encore soumise à la dictature de Ceausescu des musiciens tziganes pour faire découvrir leur musique au monde entier. C'est lui qui a fait tourner les musiciens roms du Taraf dans le monde entier jusque dans le club de Johnny Depp à Los Angeles, le Viper Room.

Ce samedi, il y aura aussi le groupe hongrois Besh O Drom et un hommage à la reine des Gitans Esma Redžepova rendu par Shadan Sakib & Esma’s Band mais aussi la puissance des fanfares grâce au gagnant du célèbre festival de Guča, Kristijan Azirović Brass Band.

Enfin, dimanche, les musiciens feront danser les amateurs sur la Grand'Place dans un "horo" géant, une danse traditionnelle des Balkans et du Proche-Orient, accès libre.

La liste des concerts est bien plus longue et se trouve sur le site du festival avec toutes les indications pratiques.

 

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