Avec son film "Western Stars", le chanteur américain Bruce Springsteen réalise son introspection

Bruce Springsteen en famille lors de la présentation du film
Bruce Springsteen en famille lors de la présentation du film - © ANGELA WEISS - AFP

Si l'Amérique en a fait un de ses mythes, Bruce Springsteen chante pourtant régulièrement ses doutes sur le rêve américain.

Avec son long métrage "Western Stars" - son premier - sur les écrans vendredi aux Etats-Unis, le fils prodige du New Jersey plonge le spectateur dans ses interrogations existentielles qui l'accompagnent depuis des décennies: le conflit entre liberté temporaire et vie commune.

Le film-concert, contemplatif, montre des paysages à perte de vue en Californie où se mélangent des chevaux sauvages et une voiture avec le Boss au volant qui sillonne un chemin de terre au lever du soleil, le tout ponctué d'images d'archives familiales.

Un moyen efficace pour le septuagénaire de pallier l'absence d'une tournée qui accompagne généralement la sortie d'un album.

L'artiste joue les 13 pistes de son dernier opus, "Western Stars", dans son film éponyme, en compagnie de plusieurs musiciens, dont sa femme Patti Scialfa, mais aussi d'un orchestre composé de trente musiciens.

La performance, en live, a été filmée dans une grange de sa propriété dans l'Etat du New Jersey. Cette prouesse musicale n'empêche pas le célèbre rockeur de souffler au spectateur ses angoisses, près d'un demi-siècle après ses premières scènes.

"Il est facile de se perdre -- ou de ne jamais se trouver", lâche, en voix off, le guitariste. "Plus vous vieillissez, plus s'alourdissent les bagages du passé."

Rappelant les "parties destructives" de sa personnalité, Bruce Springsteen confie que dans sa jeunesse, "si je vous aimais, j'aurais essayé de vous blesser."

"Vous courez jusqu'à laisser derrière vous tout ce que vous avez aimé et tout ce qui vous aime", dit-il.

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