Attaque de Charlie Hebdo : l'audiovisuel français sermonné par le CSA

Le CSA français a critiqué la couverture de l'attaque de Charlie Hebdo (illustration)
Le CSA français a critiqué la couverture de l'attaque de Charlie Hebdo (illustration) - © Archive FRANCK FIFE - BELGAIMAGE

La couverture médiatique des attentats en France avait fait débat pendant les événements même, les pouvoirs publics avaient multiplié les alertes et les demandes de retenue. Et les enquêteurs s'étaient plaints de dérapages. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel français s'est penché sur la question. Les décisions sont tombées jeudi : tout l’audiovisuel français en prend pour son grade.

36 manquements ont été relevés par le CSA, comme "la diffusion des images montrant le policier abattu à terre par les terroristes" suite à l’attaque de Charlie Hebdo.

Mais le manquement le plus grave à ses yeux s’est déroulé le vendredi : 13 médias, pointe le CSA, "ont annoncé en direct que des affrontements avaient éclaté entre les forces de l'ordre et les terroristes à Dammartin-en-Goële", l’imprimerie où s’étaient enfermés les frères Kouachi. Cette annonce, dit le gendarme de l’audiovisuel français, "aurait pu avoir des conséquences dramatiques pour les otages de l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes".

Mise en garde

Amédy Coulibaly avait menacé d’abattre tous les otages en cas d’attaque de l’imprimerie. C’est pour ça que l’ordre donné à l’Élysée était clair : un assaut simultané. Ce plan a été perturbé par la sortie, armes à la main, des frères Kouachi.

BFMTV, Euronews, France 2, France 24, i-TELE, LCI, TF1, Europe 1, France Info, France Inter, RFI, RMC et RTL ont donc reçu une mise en demeure.

France 5, Canal + et France 3 ont fait l'objet, eux, de "mises en garde", un avertissement moins sévère. Mises en garde ou mises en demeure ne sont pas suivies de sanction en France, sauf en cas de récidive. La sanction se résume le plus souvent à la lecture d’un communiqué à l’antenne.

A. L. avec A. Barbier

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