Après Depardieu, Brigitte Bardot envisage de devenir russe

Après Gérard Depardieu, c'est au tour de l'actrice du Mépris, de menacer de demander la nationalité russe.
Après Gérard Depardieu, c'est au tour de l'actrice du Mépris, de menacer de demander la nationalité russe. - © AFP PHOTO ERIC FEFERBERG

L'anciennne actrice devenue grande défenseure des animaux, Brigitte Bardot menace de demander la nationalité russe si les autorités françaises décidaient d'euthanasier deux éléphantes malades.

Gérard Depardieu téléphone au président français pour lui expliquer pourquoi il devient russe, Brigitte Bardot, elle écrit à François Hollande pour intervenir en faveur des animaux. "Si ceux qui ont le pouvoir ont la lâcheté et l'impudence de tuer les deux éléphantes Baby et Népal (...) j'ai pris la décision de demander la nationalité russe afin de fuir ce pays qui n'est plus qu'un cimetière d'animaux", écrit l'ancienne actrice.

Cette annonce intervient en pleine polémique sur l'exil fiscal annoncé de Gérard Depardieu, qui vient d'obtenir la citoyenneté russe auprès du président Vladimir Poutine.

Des éléphantes tuberculeuses

Le sort de Baby et Népal, deux éléphantes menacées d'euthanasie à Lyon, dans le centre de la France, suscite une levée de boucliers des défenseurs de la cause animale depuis la mi-décembre, dont la fondation Brigitte Bardot, une ONG créée par l'ancienne actrice pour porter secours aux animaux maltraités ou menacés de disparition.

Un pourvoi a été admis par le Conseil d'Etat, la plus haute juridiction administrative française, introduit par les avocats du cirque Pinder, propriétaire des éléphantes, pour demander la suspension de l'euthanasie décidée par la préfecture de Lyon. Cette dernière avait pris cette décision en arguant que les deux bêtes, hébergées par le zoo de Lyon, sont atteintes de tuberculose, une affirmation contestée par les associations.

C'est donc une première étape vers le sauvetage des animaux.

L'autopsie d'une autre éléphante décédée de maladie dans le zoo avait établi qu'elle était atteinte de tuberculose, une maladie contagieuse de l'animal à l'homme.

Le pourvoi devant le conseil d'Etat n'a pas d'effet suspensif. Le 21 décembre, le tribunal administratif de Lyon, saisi par le propriétaire des éléphantes, avait donné raison au préfet.

Brigitte et Vladimir, amis des animaux

Brigitte Bardot a manifesté à plusieurs reprises son estime à Vladimir Poutine en raison de l'engagement du dirigeant russe pour la défense des phoques.

Il y a un an, fin décembre 2011, elle avait remercié avec effusion son "Premier ministre préféré" pour avoir interdit le commerce des peaux de phoques du Groenland.

"Mon Premier Ministre préféré, je vous souhaite le meilleur pour les mois et les années qui viennent", avait-elle dit. "Merci infiniment d'avoir toujours été attentif à mes suppliques, je regrette de ne pas bénéficier d'un pareil soutien dans mon propre pays qui est scandaleusement rétrograde lorsqu'il s'agit de défendre les animaux", avait-elle ajouté.

En mars 2009 l'actrice française avait déjà remercié Vladimir Poutine d'avoir interdit la chasse aux bébés phoques.

"Monsieur le Premier ministre, vous qui restez mon Président de coeur, je tiens à vous remercier très sincèrement d'avoir entendu mon appel. Aujourd'hui, j'aimerais être à Moscou pour vous embrasser et vous assurer de ma fidèle amitié", avait-elle écrit.

Bardot et Depardieu unis contre "l'acharnement injuste", mais divisés sur la corrida

Brigitte Bardot avait soutenu Gérard Depardieu, bien qu'il soit "amateur de corrida" rappelle Le Monde, qui cite son communiqué : "Je soutiens Gérard Depardieu, victime d'un acharnement extrêmement injuste", qui est pour elle "un acteur exceptionnel qui représente la France avec une popularité et une célébrité uniques".

Gérard Depardieu avait pourtant déclaré en 2008 à Midi libre que "la corrida est un rituel sublime". "Comment pouvez-vous tenir de tels propos, vous pâmer devant cette boucherie à ciel ouvert, jouir d'un acte de cruauté passible de deux ans d'emprisonnement et de 30 000 euros d'amende partout où le lobby tauromachique n'a pas imposé sa loi ?", lui avait alors répondu Bardot.

RTBF avec AFP

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