Après #BalanceTonPorc, #MeToo fait le tour du monde pour dénoncer le harcèlement sexuel

Le hashtag a été lancé le 15 octobre par l'actrice américaine Alyssa Milano. Révoltée par l'affaire Weinstein, elle a voulu inciter les femmes victimes d'abus sexuels à diffuser ce mot-dièse: #MeToo (Moi aussi).

"Si toutes les femmes harcelées ou agressées sexuellement écrivaient “moi aussi” dans leur statut, on pourrait donner aux gens une idée de l’ampleur du problème" a-t-elle publié sur Twitter.

L'appel a été entendu. Initié aux Etats-Unis, le mouvement a pris une ampleur sans précédent. Après #MyHarveyWeinstein et #Balancetonporc, le hashtag #MeToo est le premier à réellement revêtir une portée mondiale.

Le terme s'est rapidement retrouvé dans le top des tendances Twitter en Belgique, en Norvège, en Israël, en Colombie, au Liban ou encore en Australie. Comme pour #Balancetonporc, des milliers de femmes partagent leur expérience de harcèlement sexuel.

Quand elles n'ont pas la force de raconter, les femmes se contentent de partager le hashtag #MeToo, montrant ainsi qu'elles font partie des nombreuses victimes.

Sur Facebook, où les messages peuvent être plus longs que sur Twitter, de nombreuses utilisatrices copient-collent le message d'Alyssa Milano en-dessous de leur témoignage. Elles incitent ainsi les autres femmes à suivre le mouvement et partager à leur tour le hashtag #MeToo. Cela crée un phénomène de chaîne, avec des témoignages en cascade.

Visiblement, le mouvement #MeToo a également permis à certains hommes d'ouvrir les yeux sur un phénomène dont ils n'avaient pas ou peu conscience.

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