Annie Cordy est décédée à l'âge de 92 ans, ses refrains s'invitent dans nos têtes

Annie Cordy est décédée ce vendredi à l'âge de 92 ans près de Cannes, a indiqué sa nièce Michèle Lebon à l'AFP. "Elle a fait un malaise vers 18 heures. Les pompiers sont arrivés très vite, ont tout tenté pour la ranimer", a indiqué sa nièce qui vivait avec elle dans une maison sur les hauteurs de Cannes depuis des années.

Léonie Cooreman, de son vrai nom, est sans doute l'une des premières Belges à avoir "réussi" en France. Mais malgré ce succès chez nos voisins, elle n'a jamais renié sa belgitude.

De la danse... à coups de bâton

L'histoire d'Annie Cordy commence alors qu'elle a 8 ans, quand sa mère l'inscrit à la danse. "Mes parents ne me trouvaient pas assez costaude pour attaquer la vie. Alors, voilà, ils m'ont mis dans ce cours de danse, chez les Ambrosinettes", racontait-elle.

Les Ambrosinettes, une école de rigueur, qui forge son caractère, à coups de bâton... "Paf ! Un grand coup de bâton sur les cuisses. Quand je rentrais à la maison, maman me disait 'Fais voir tes cuisses' et elle voyait si j'avais bien travaillé ou pas."

Puis, très vite, ses premiers radio-crochets, ses débuts au "Bœuf sur le Toit", un club de Bruxelles. Et une bonne étoile : Jean Omer, le patron. "C'est grâce à lui que je suis allé à Paris, sinon j'étais probablement encore ici, confiait-elle. Ça, ce sont des chances !"


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De la scène au cinéma

En 1950, Nini la Chance débarque à Paris. Elle devient Annie Cordy, meneuse de revue au Lido et, rapidement, chanteuse. Vedette d'opérette aussi... avec Bourvil ("La Route fleurie") ou avec Luis Mariano ("Visa pour l'amour" )

Annie Cordy enchaîne les rôles et les casquettes. "Je crois que ça fait un peu partie de notre métier, le changement, expliquait-elle alors. Music-hall, opérette, cinéma... Tout cela se touche de très près."

Car elle est aussi actrice. En 1971, elle joue dans "Le Chat", aux côtés de Jean Gabin et de Simone Signoret. Cinq ans plus tard, dans "Rue Haute", elle incarne Mimi, une marchande de poissons du quartier des Marolles, à moitié folle.

Des succès populaires

Comme à la danse, des chansons au cinéma, Annie fait le grand écart. "Tata Yoyo", c'est 1 million d'albums vendus ; "La bonne du curé", 1,8 million de disques.

"La bonne du curé, je pourrais encore la traîner pendant 10 ans", disait-elle. Dix ans, oui... Et le reste !

Annie Cordy, c'était aussi, pour beaucoup, la rigolote. Une étiquette qu'elle n'a jamais reniée. "Moi, je porte ça très bien. Je suis ravie. Et puis j'aime bien, j'ai plusieurs casquettes : je suis rigolote, je suis madame tendresse... Je pense que je suis surtout une bonne humeur."

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