Annie Cordy fête ses 90 ans à Cannes: "Je vais faire une sieste, purée, ça va être bon"

Meneuse de revue, chanteuse, actrice... Annie Cordy était une artiste complète.
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Meneuse de revue, chanteuse, actrice... Annie Cordy était une artiste complète. - © YOHAN BONNET - AFP

Annie Cordy a 90 ans aujourd'hui et c'est outre-Quiévrain qu'elle fête cet anniversaire

Léonie Cooreman, de son vrai nom, est sans doute l'une des premières Belges à avoir "réussi" en France. Mais malgré ce succès chez nos voisins, elle n'a jamais renié sa belgitude.

De la danse... à coups de bâton

L'histoire d'Annie Cordy commence alors qu'elle a 8 ans, quand sa mère l'inscrit à la danse. "Mes parents ne me trouvaient pas assez costaude pour attaquer la vie. Alors, voilà, ils m'ont mis dans ce cours de danse, chez les Ambrosinettes", raconte-t-elle.

Les Ambrosinettes, une école de rigueur, qui forge son caractère, à coups de bâton... "Paf ! Un grand coup de bâton sur les cuisses. Quand je rentrais à la maison, maman me disait 'Fais voir tes cuisses' et elle voyait si j'avais bien travaillé ou pas."

Puis, très vite, ses premiers radio-crochets, ses débuts au "Bœuf sur le Toit", un club de Bruxelles. Et une bonne étoile : Jean Omer, le patron. "C'est grâce à lui que je suis allé à Paris, sinon j'étais probablement encore ici, confie-t-elle. Ça, ce sont des chances !"

De la scène au cinéma

En 1950, Nini la Chance débarque à Paris. Elle devient Annie Cordy, meneuse de revue au Lido et, rapidement, chanteuse. Vedette d'opérette aussi... avec Bourvil ou avec Luis Mariano.

Annie Cordy enchaîne les rôles et les casquettes. "Je crois que ça fait un peu partie de notre métier, le changement, expliquait-elle alors. Music-hall, opérette, cinéma... Tout cela se touche de très près."

Car elle est aussi actrice. En 1971, elle joue dans "Le Chat", aux côtés de Jean Gabin et de Simone Signoret. Cinq ans plus tard, dans "Rue Haute", elle incarne Mimi, une marchande de poissons du quartier des Marolles, à moitié folle.

Des succès populaires

Comme à la danse, des chansons au cinéma, Annie fait le grand écart. "Tata Yoyo", c'est 1 million d'albums vendus ; "La bonne du curé", 1,8 million de disques.

Pour beaucoup, Annie Cordy, c'est en effet avant tout  la rigolote. Une étiquette qu'elle n'a jamais reniée. "Moi, je porte ça très bien. Je suis ravie. Et puis j'aime bien, j'ai plusieurs casquettes : je suis rigolote, je suis madame tendresse... Je pense que je suis surtout une bonne humeur."

Un documentaire lui rend hommage ce samedi soir sur la Une

Filmée chez elle, mais aussi sur la route, en répétition et en concert, elle nous dit tout : des tout débuts à aujourd’hui, avec ses joies mais aussi ses peines.

 

Ne manquez pas le documentaire de Serge Korber, " Annie Cordy. Nini la chance ", ce samedi 16 juin à 23h sur La Une.

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