Animation et effets spéciaux très belges pour "Le Congrès" d'Ari Folman

"Le Congrès" d'Ari Folman a ouvert la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes
"Le Congrès" d'Ari Folman a ouvert la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes - © Bridgit Folman Film Gang

Cinq ans après avoir fait sensation à Cannes avec "Valse avec Bachir", le réalisateur israélien Ari Folman a ouvert la Quinzaine des Réalisateurs ce jeudi soir avec sa nouvelle réalisation : "Le Congrès". Un film de science-fiction où se mélangent prises de vue réelles et animation, une adaptation d'un livre intitulé "Le Congrès de futurologie", du romancier polonais Stanislas Lem. Un projet qui a mis quatre ans pour aboutir et dans lequel des entreprises belges se sont largement investies.

"Le Congrès" est l'histoire d'une actrice qui se voit proposer, par la société qui l'emploie, d'être scannée dans le but de créer un alias numérique pouvant être exploité à merci par la production hollywoodienne. Le rôle principal est tenu par Robin Wright (que l'on retrouve actuellement dans la série "House of Cards", la femme de Kevin Spacey) qui joue Robin Wright, et aux côtés de laquelle on retrouve, en première partie, Harvey Keitel.

 

 

 

Ce film, présenté dans cette section parallèle du Festival de Cannes, n'est pas seulement une coproduction belge dans son aspect purement financier. La productrice belge, Diana Elbaum d'Entre Chien et Loup, s’y est totalement impliquée pendant quasiment deux ans. Ce qui a permis à Mikros Images Liège de plancher sur les effets spéciaux dès le début du projet. Son responsable, Bernard Devillers, a d'ailleurs fait le déplacement à Cannes pour voir le résultat final et l'accueil du public. L'occasion de nous expliquer sa contribution au film. 

 

Notons que Mikros Images a également réalisé les effets spéciaux de "La vie d'Adèle" d'Abdellatif Kechiche, en Compétition au Festival de Cannes. 

Le studio bruxellois d'animation Walking The Dog ("Les Triplettes de Belleville" ou encore "Un monstre à Paris"), a lui aussi collaboré sur le film d'Ari Folman. Il a été appelé à la rescousse pour l'animation il y a environ un an et demi. L'intervention devait se limiter à quelques scènes, mais cela a été beaucoup plus loin. Finalement, ce sont une trentaine d'animateurs de Walking The Dog qui ont travaillé sur ce film. L'un d'entre-eux, Elie Klimis, nous explique son travail. 

 

 

Pour Eric Goossens, le producteur de Walking The Dog cette collaboration "a vraiment prouvé que l'on avait du talent en Belgique au niveau de l'animation".

 

 

Pour sa part Diana Elbaum, la productrice d'Entre Chien et Loup estime que "les Belges se sont montrés exemplaires dans ce film" non seulement par leurs qualités mais aussi par leur flexibilité. 

Au final, si le mélange réel-animation séduit et sort du lot par son originalité, le résultat est plutôt décevant. Non pas au niveau de l'animation, qui est excellente, mais plutôt au niveau du scénario dans lequel on se perd à mi-chemin. Reste que ce film est une carte de visite extraordinaire pour tous ces Belges qui ont investi dans le projet. 

C. Biourge

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