Affaire Snowden: son ami détenait 58 000 documents classifiés

Le Brésilien de 28 ans a engagé une procédure judiciaire pour contester la légalité de son arrestation le 18 août à l'aéroport londonien, où il a été interrogé par la police pendant près de neuf heures sur la base d'une loi antiterroriste et s'est vu saisir son matériel informatique.

Dans un communiqué lu devant la Haute Cour de Londres, un haut conseiller du gouvernement pour la sécurité, Oliver Robbins, a indiqué que le jeune homme était en possession de "matériel classifié détourné, sous la forme d'environ 58 000 documents classifiés du renseignement britannique".

"Je peux confirmer que la révélation de ces informations nuirait à la sécurité nationale du Royaume-Uni", a-t-il ajouté.

Des documents classés "top secrets"

Le responsable a indiqué qu'une grande partie des documents étaient classés "secrets" ou "top secrets". Il a précisé qu'il y avait "une inquiétude particulière" concernant la révélation possible de l'identité d'un agent des renseignements.

La police avait annoncé le 22 août avoir ouvert une "enquête criminelle" à propos du matériel détenu par David Miranda, compagnon et collaborateur de Glenn Greenwald, journaliste du Guardian à l'origine de la publication de documents obtenus par Edward Snowden révélant l'ampleur des programmes de surveillance américain et britannique.

Le rédacteur en chef du Guardian Alan Rusbridger a accusé Oliver Robbins de faire des déclarations "infondées et incorrectes".

Le journal contraint de détruire des documents

Alan Rusbridger avait révélé peu après l'arrestation de David Miranda que le journal avait été contraint en juillet par de hauts fonctionnaires britanniques de détruire des documents confidentiels confiés par Edward Snowden, ancien consultant de l'agence américaine de sécurité NSA aujourd'hui réfugié en Russie.


AFP

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