Abel Quentin, lauréat du Prix Première

Abel Quentin à la Foire du Livre de Bruxelles
Abel Quentin à la Foire du Livre de Bruxelles - © Christine Pinchart

Le lauréat du Prix Première 2020 est Abel Quentin (c’est un pseudonyme), avocat et écrivain français de 34 ans qui signe ici son premier roman intitulé "Sœur" aux Editions de l’Observatoire.
Ce prix récompense un premier roman francophone. L’ouvrage a été choisi par un jury composé de dix auditrices et auditeurs de La Première parmi une sélection de dix premiers romans proposés par un comité de professionnels du livre.

Jenny, une adolescente comme tant d’autres

L’héroïne de "Sœur" s’appelle Jenny Marchand. Elle a 15 ans, elle est française et issue d’une famille sans histoires. Jenny est pétrie d’ennui dans sa petite ville, dans son collège et dans sa vie. C’est une adolescente comme tant d’autres, qui papillonne sur les réseaux sociaux, sur lesquels elle subira d’ailleurs une grande humiliation. Peu à peu en Jenny la haine grandit, le besoin de violence s’affirme et la jeune fille trouve une réponse dans le djihadisme. Dans cet ouvrage, Abel Quentin ne se positionne pas en tant qu’avocat mais en qualité de romancier. Même si sa profession d’avocat pénaliste le mène tout près de cette réalité : "Il se trouve que, comme avocat, je suis intervenu dans des procédures dites terroristes. Et je suis intervenu car j’ai été commis d’office plusieurs fois pour défendre des personnes – des hommes, des femmes, des jeunes, des moins jeunes – qui étaient mis en cause pour ce que l’on appelle des associations de malfaiteurs terroristes".

"Sœur", un thriller politique

La métamorphose de Jenny, aidée par son amie Dounia qui servira de pont vers le djihadisme, se déroule sur fond de politique. Un président de la République et un ministre de l’Intérieur sont deux autres personnages importants de l’ouvrage. D’ailleurs Abel Quentin aime que l’on qualifie ce premier roman de "thriller politique". "Le pouvoir, c’est un thème… ce sont des lieux, des personnages qui m’intéressent d’un point de vue romanesque, déclare Abel Quentin. En tant que citoyen, ils me désespèrent souvent mais comme romancier je trouve qu’ils sont une manne inépuisable".

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