A 25 ans, Emilie Verhamme est en lice pour la Palme d'Or avec "Cockaigne"

Emilie Verhamme sur une terrasse du Palais des Festivals à Cannes
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Emilie Verhamme sur une terrasse du Palais des Festivals à Cannes - © RTBF

A Cannes, il n’y a pas que les longs métrages qui peuvent recevoir la Palme d’Or. Les courts métrages ont, eux aussi, leur chance grâce à la création de "Cannes Court Métrage" par le Festival de Cannes. Avec "Cockaigne", Emilie Verhamme fait partie des dix lauréats retenus pour la compétition.

Originaire de Saint-Trond dans le Limbourg, Emilie Verhamme est inscrite Sint-Lukas où elle suit des études d'art audiovisuel. Parallèlement, elle étudie le droit (il lui reste un an). S’exprimant dans un français presque parfait, nous l’avons rencontrée sur une terrasse du Palais des Festivals. 

Quand une personne l’a appelée pour lui dire que son film était retenu à Cannes, elle n’y croyait pas. "Je croyais que c’était une blague. J’ai même rappelé cette personne pour vérifier que c’était vrai". 

Une fois le rêve devenu réalité, elle confie ce que cela lui fait d’être là : "C'est très spécial, je ne m’attendais pas à un truc aussi grand. Je pensais que c’était plus petit. Il y a beaucoup de monde,  donc je n'aime pas trop ça".

"Cockaigne" est l’histoire d’un Ukrainien et de ses deux fils qui décident de quitter leur pays pour s’installer à Bruxelles, dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure. Mais dès leur arrivée, ils déchantent. La vie est bien plus dure qu’ils ne l’avaient imaginée. Ils découvrent le manque de solidarité entre les immigrés.

L’immigration et ce manque de solidarité, un thème qu’Emilie Verhamme tenait à cœur. " Je voulais le faire car j’avais parlé à beaucoup d’immigrés", des gens qui lui ont fait confiance en lui racontant leur histoire et envers lesquels elle s’est sentie redevable même si elle ne le dit pas de cette manière.  

Ces acteurs, elle les a trouvé parmi eux, des non professionnels parce que "je voulais jouer avec des gens qui ont vraiment vécu ça, pour garder l'authenticité de l'histoire". Le hasard a fait qu’elle s’est retrouvée au milieu d’une communauté ukrainienne qui a été très accueillante. 

Le résultat, lui, est convaincant, nul doute qu’il ne laissera pas Jean-Pierre Dardenne, président du jury cette année, indifférent. 

La Palme d’or du court métrage sera remise ce dimanche en même temps que les autres prix lors de la clôture de cette 65ème édition du Festival de Cannes.

 

C. Biourge

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