9e art:le plaidoyer des auteurs de bande dessinée pour un Centre de la BD ambitieux

Les auteurs de ce plaidoyer appelle le Centre à défendre davantage la création de bande dessinée.
Les auteurs de ce plaidoyer appelle le Centre à défendre davantage la création de bande dessinée. - © EMMANUEL DUNAND - AFP

Une cinquantaine d'auteurs et éditeurs de bande dessinée signent ce vendredi une lettre ouverte afin de réclamer un Centre belge de la Bande dessinée (CBBD, ou Musée de la BD) audacieux, ambitieux et "géré dans la transparence". Ils partagent leur inquiétude pour son avenir et se sentent exclus de sa gestion.

Manque de rayonnement

La lettre réunit notamment Johan De Moor, Philippe Geluck, Dany Henrotin, Nick Rodwell, François Schuiten, Yves Sente, Nicolas Vadot, Jean Van Hamme ou encore plusieurs maisons d'édition. Les signataires constatent que, 30 ans après son ouverture, le Centre belge de la Bande dessinée manque d'ambition et de rayonnement.


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D'après eux, il a d'ailleurs oublié sa mission première, la défense de la création en bande dessinée européenne d'hier et de demain. Les auteurs pointent du doigt la "procédure opaque" de nomination d'une nouvelle directrice générale et le choix d'Isabelle Debekker, précédemment secrétaire générale et désignée au début du mois. "C'est avec une grande inquiétude que nous avons appris cette préférence pour une personne dont le projet reste à venir", expliquent-ils.

"Les candidatures externes, plus légitimes par leurs titres et plus méritoires par leurs projets, ont été rejetées au profit de la consécration d'une membre du personnel." Les signataires réclament un centre ambitieux, qui ne se limite pas à une collection permanente d'artistes représentatifs du XXe siècle.

La bande dessinée belge vaut mieux qu'un temple dirigé par ses marchands

"Cet outil formidable dessiné, implanté au cœur même de la capitale européenne, semble condamné à n'être plus que le reflet d'un espoir daté et aujourd'hui dépassé", regrettent-ils. Le centre doit redéfinir "avec audace et ambition" son rôle pour valoriser la bande dessinée et ses auteurs en Belgique, poursuivent-ils. "La bande dessinée belge vaut mieux qu'un temple dirigé par ses marchands." La semaine dernière, la nouvelle directrice générale s'était défendue dans la presse en indiquant que sa capacité de gestion n'était plus à prouver. 
 

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