Huit conseils pour bien choisir son PC pour la rentrée

Windows Debuts New 8.1 Operation System
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Windows Debuts New 8.1 Operation System - © JOE RAEDLE - AFP

On ne voudrait pas casser l’ambiance, mais la rentrée scolaire approche à grands pas. L’occasion pour certains de remplacer leur vieil ordi devenu poussif.  Même si la durée de vie d’un ordi est plus longue que jadis (on le remplace tous les 5 ou 6 ans alors que la fréquence était de 3 ans dans les années 80,) vient un moment où la bécane n’est plus dans le coup. Mais par quel nouveau modèle remplacer l'ancien? Et surtout, que cachent les prix parfois trop attrayants pour être honnêtes?

1. Quel processeur?

Le processeur est le cœur de votre future machine. C’est sa puissance qui, dans une large mesure, déterminera la longévité de votre nouvelle acquisition.

Dans l’univers PC (c’est aussi vrai pour les Mac), les processeurs les plus véloces sont les modèles i3, i5ou i7, par ordre croissant de puissance. Les autres processeurs Intel de type Pentium ou Celeron sont jusqu’à 4 fois moins chers, mais ne peuvent revendiquer les mêmes performances. Surtout si vous utilisez plusieurs logiciels simultanément. AMD, seul réel concurrent d’Intel sur ce marché des puces, a baptisé ses plus gros CPU "Phenom" et "Ryzen" 5 et 7. La gamme inférieure se nomme A6, A8, A10, A12… En règle générale, un PC équipé d’un processeur AMD est un peu moins cher (à puissance égale) que la version Intel.

2. La mémoire prolonge-t-elle la vie (du PC) ?

Oui. Après la puce, le deuxième organe qui prolongera la vie d’un ordi est sa mémoire vive. Aujourd’hui, une RAM de 4 Giga n’est pas un luxe. Surtout pour gérer des applications lourdes ou en mode multitâche. Pas de chance, ce sont les deux composants, la puce et la RAM qui vont agir sur le prix final de la configuration.

3. Les disques durs, c’est mieux quand c’est statique ?

Le bon vieux disque dur HDD avec ses plateaux et ses têtes de lecture mobiles offre des capacités importantes (plusieurs To) à des prix dérisoires. Mais il est aujourd’hui concurrencé par le disque SSD dit "statique". Basé sur une technologie similaire à celle de la clé USB, le SSD est dépourvu de toute pièce mobile. Il est donc très résistant en cas de chute et offre des vitesses d’accès plus rapides que le disque traditionnel. Evidemment, cela a un coût. Un disque SSD permet surtout d’accélérer le démarrage du PC, ce qui n’est pas un luxe sous Windows.

Pour éviter de gonfler la facture, certains modèles incluent deux disques: un HDD pour le stockage et un SSD pour le système d’exploitation et le démarrage de la machine. Si vous optez pour un unique SSD, sa faible capacité (128-256 Go en général) impose de disposer d’un disque externe pour le stockage. A moins de tout sauver dans le cloud.

Le compromis consiste à acquérir une machine à double disque: un SSD pour le démarrage rapide et un disque classique pour stocker les données.

4. Quelle taille d’écran?

L’écran d’un portable standard mesure 15 pouces de diagonale. Un pouce correspond à 2,54 cm. C’est dans cette gamme que l’on trouve les PC les moins chers. Le vrai nomade recherchera un portable plus léger et moins encombrant. Pour cela, il faudra se tourner vers un format de 12 ou 13 pouces. Et c’est, naturellement, dans cette gamme que figurent les laptops les plus chers.

Ayez aussi un regard pour les convertibles, ces notebooks de 10 ou 12 pouces qui peuvent servir à la fois en ordinateur et en tablette.

Pour la résolution, ne visez pas l’excellence, surtout si vous utilisez un petit écran. 1366 x 768 sont suffisants pour un format inférieur à 14 pouces et le full HD (1920 x 1080) pour les plus de 13 pouces. La fonction tactile s’impose sur un PC hybride capable de se transformer en tablette. Mais pour un portable classique, il augmente le prix sans apporter de réelle valeur ajoutée.

5. Portable ou de bureau?

Pour répondre à cette question il suffit d’observer votre propre comportement. Si vous vous servez exclusivement d’une tablette ou d’un téléphone lorsque vous êtes mobile, un PC portable n’est peut-être pas nécessaire. Pour un usage sédentaire, le PC de bureau avec son grand écran et son clavier "king size" est bien plus confortable. Pour les fanatiques des jeux – "les gamers" - rien ne remplace les châssis tour ou desktop. Un autre avantage du PC de bureau est sa faculté d’adaptation. On peut à tout moment en changer les composants. Notamment pour accroître la mémoire vive (RAM), la capacité de stockage ou la vélocité d’une carte graphique. Ce qui est pratiquement impossible sur un PC portable.

L’alternative consiste à acquérir un laptop doté d’un grand écran de  15 ou 17 pouces. Ces modèles restent lourds et encombrants, mais ajoutent une certaine 'transportabilité' que ne peuvent revendiquer les PC de bureau.

Un petit mot en passant sur le tout-en-un", plutôt rare dans l’univers PC. Le concept consiste à cacher toute l’électronique de l’ordinateur dans l’écran. Ça prend moins de place, c’est plus joli, et l’on peut le mettre au salon. Sa puissance est rarement gigantesque, mais cela dépend du prix qui peut aller de 500 à 3000 euros.

6. Mac ou PC ?

Nous entrons ici dans un choix d'ordre philosophique. D’un côté (celui des PC Windows) un choix immense est proposé parmi de nombreuses marques, tant pour le matériel que les accessoires et les logiciels. De l’autre (celui de Apple), l’univers est fermé, avec moins d’applis, l’obligation d’acheter du matériel chez Apple et, au final, de payer un prix élevé, non négociable, par manque de concurrence. Ici, c’est le constructeur qui fixe les tarifs. L’avantage de ce modèle économique est d’offrir un environnement stable et une interface particulièrement conviviale.

7. Et les prix dans tout ça ?

Vous savez maintenant qu’un portable de 13 pouces avec processeur I7, 8 Go de RAM et disque SSD coûtera (beaucoup) plus cher qu’un ordinateur 15 pouces avec processeur Pentium, 2 Go de RAM et disque HDD. Sans parler des différences de performance des cartes graphiques et de l’offre connectique.

  • Moins de 500 euros

Dans la gamme de 300 à 500 euros, le portable classique de 15 pouces est capable de faire "un peu de tout", mais avec une puissance (processeur, et mémoire) et des périphériques (disque dur) limités. De quoi surfer, utiliser sa messagerie et les outils bureautiques standard.

  • 500 euros

Vous pénétrez (en cherchant un peu) dans l’univers des processeurs Intel i3 avec 4 Go de RAM et un disque HDD. C’est la porte d’entrée pour l’usage de certains logiciels graphiques et de jeux.

  • 600 euros

Se présentent les premiers ordinateurs de classe i5 avec mémoire de 6 Go et double disque : 128 Go pour le SSD et 1 To pour le HDD

  • 1000 euros

Impossible de trouver une bécane avec processeur i7 sous la barre des 1000 euros. A ce prix-là, nous avons trouvé une configuration costaude de 16 Go de RAM, avec double disque, en format 15 pouces. Mais cela peut grimper très vite à 2500 euros. Car puissance maximale ne rime pas avec meilleur rapport qualité/prix. Le surcoût du processeur le plus puissant d’un fabricant est rarement justifié par rapport aux performances du processeur de puissance immédiatement inférieur (le i5 dans ce cas précis)

Deux PC se ressemblent, mais l’un est 3 fois plus cher que l’autre 

Un portable 12 pouces avec processeurs Celeron, RAM de 2 Go et disque de 32 Go coûte 230 euros. Chez le même constructeur, un PC de 13 pouces en haute définition avec processeur i3, 4 go de RAM et SSD de 128 Go atteint 750 euros. Cette comparaison un peu rude est l’illustration que la prix d’un PC ne veut rien dire tant que l’on n’a pas consulté ses caractéristiques techniques.

8. Et enfin : que faire de l’ancien ordi?

Une fois que toutes vos données et vos logiciels ont été transférés (et pas avant), réinitialisez la machine. Il ne faut plus, désormais reformater le disque comme jadis, mais simplement relancer la configuration d’usine. Une fonction que l’on retrouve sur pratiquement tous les PC et qui permet de gagner beaucoup de temps.

Evidemment, il faudra mettre à jour le système d’exploitation qui, lors de l’achat, était peut-être encore un Windows 7 ou 8 (ou, horreur, un Vista). Grâce à ce bain de jouvence, l’ancien PC aura retrouvé une partie de sa vitesse originelle. Il pourrait alors connaître une seconde vie comme ordinateur d’appoint. A moins de le vendre pour financer le nouveau-venu. Mais autant savoir que, contrairement à un Mac, la valeur de revente du PC est très basse.

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