65 journalistes et membres du personnel des médias tués en 2020

Des proches du journaliste mexicain Juan Carlos Huerta, abattu le 15 mai 2018, pleurent lors de ses funérailles au cimetière de Villahermosa au Mexique
Des proches du journaliste mexicain Juan Carlos Huerta, abattu le 15 mai 2018, pleurent lors de ses funérailles au cimetière de Villahermosa au Mexique - © CARLOS PEREZ - AFP

Soixante-cinq journalistes et membres du personnel des médias ont été tués dans l’exercice de leurs fonctions à travers le monde en 2020, ressort-il vendredi de la 30e édition du rapport annuel de la Fédération internationale des Journalistes (FIJ). Les meurtres de professionnels des médias se situe quasi au même niveau que dans les années 1990. Et 229 journalistes se trouvent actuellement emprisonnés à travers le monde.

Le document détaille les circonstances des 65 meurtres survenus lors d’attaques ciblées, d’attentats à la bombe et de tirs croisés dans seize pays. Ce bilan représente 17 morts de plus qu’en 2019 (49), et porte le total à 2680 journalistes, travailleurs et travailleuses des médias victimes de la violence dans le monde depuis 1990, date à laquelle la FIJ a commencé à publier ses rapports annuels.

Le Mexique, un pays dangereux pour les journalistes

Parmi les principales raisons de la crise sécuritaire dans le journalisme, le document cite le crime organisé, les groupes extrémistes et la violence sectaire qui continuent de semer la terreur parmi les journalistes. 

Le Mexique arrive en tête de liste pour la quatrième fois en cinq ans avec 14 meurtres, suivi de l’Afghanistan (10), du Pakistan (9), de l’Inde (8), des Philippines (4) et de la Syrie (4), tandis que le Nigéria et le Yémen ont chacun enregistré trois meurtres. Le rapport dénombre également deux meurtres en Irak et en Somalie. Enfin, le Bangladesh, le Cameroun, le Honduras, le Paraguay, la Russie et la Suède enregistrent un meurtre chacun.

Pour la première fois, le rapport dresse la liste des journalistes actuellement derrière les barreaux pour leurs reportages, recensant pas moins de 229 personnes emprisonnées au mois de mars 2021.

Malte: des démissions liées à la mort d'une journaliste (JT 27/11/20219)

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