50 ans de Woodstock: 'Freedom' de Richie Havens, premiers frissons du festival

Il y a 50 ans jour pour jour, le mythique festival de Woodstock débutait. Initialement organisé pour accueillir 50.000 personnes, c’est finalement 500.000 spectateurs qui se sont rassemblés à Bethel dans l’Etat de New York. L’affluence était telle que les artistes eux-mêmes n’arrivaient pas sur le site du festival. Pour débuter les concerts, un seul musicien est présent : Richie Havens. C’est lui qui va ouvrir les festivités.

Il est environ 17h, le 15 août 1969. Le chanteur guitariste Folk Richie Havens entame son set face à la plaine de Bethel, noire de monde. Initialement, il devait jouer plus tard dans la soirée mais il est le seul artiste présent pour débuter les concerts. Les autres sont bloqués dans les embouteillages monstres.

Un hymne générationnel

A 28 ans, Richie Havens s’est déjà fait un nom dans le milieu de la folk à New York, mais c’est surtout pour ses prestations en live que les festivals se l’arrachent. Richie Havens a la lourde tâche d’inaugurer le festival, et devait ne jouer que quatre morceaux. Mais la ferveur du public l’oblige à rester près de trois heures. A court de chansons, le guitariste reprend un vieux negro spiritual, intitulé 'Sometimes I feel like a motherless child'. A l’aide d’un entêtant riff à la guitare, il le modernise et le baptiste 'Freedom', un mantra qu’il scande pendant toute l’introduction. 'Clap your hands', aboie-t-il de sa voix gutturale aux spectateurs. L’artiste entre en transe au rythme des congas qui finit dans une accélération monstrueuse, sous les cris de la foule.

Devenu hymne générationnel, Freedom (Motherless Child) permet alors à Richie Havens de se faire connaître dans le monde entier. Le musicien aura ensuite une grande carrière musicale, accompagnant notamment Bob Dylan pour son concert au Madison Square Garden en 1992, mais aussi cinématographique. Lors de la cérémonie du 61e Festival de Cannes en 2008, il réinterprète 'Freedom', devant le président du jury Sean Penn, un de ses grands fans. Décédé en avril 2013, Richie Havens n’aura en revanche pas pu vivre ce 50e anniversaire du festival de Woodstock. Mais son âme plane encore sur la plaine de Bethel.

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