USA: godemiché à la main, des étudiants protestent contre les armes sur le campus

Un sextoy brandi contre une l'absurdité d'une nouvelle loi sur les armes.
Un sextoy brandi contre une l'absurdité d'une nouvelle loi sur les armes. - © Capture THE NEW YORK TIMES

La scène se passe aux États-Unis. Des étudiants de l'université du Texas manifestent sur leur campus. Et ce rassemblement a de quoi surprendre.

"Ces lois ne protégeront personne. Le campus n'en veut pas. C'est absurde. Je pense donc que nous devons combattre l'absurdité avec l'absurdité", lance Jessica Jin, l'organisatrice de la manifestation étudiante.

La première absurdité tient du législatif. Le gouverneur républicain a validé une loi, entrée ensuite en vigueur le 1er août dernier, qui autorise tout un chacun à porter une arme dans les classes, les dortoirs et tout autre bâtiment des campus des universités libres et privées, pour autant qu'elle soit dissimulée.

La seconde absurdité tient alors du phallique. Des milliers de godemichés brandis par autant d'étudiants. Une réponse à la première aberration. L'absurde combattu par l'absurde.

"Aussi efficace qu'une arme pour se protéger"

L'idée de cette campagne avait été lancée en octobre 2015 par la même Jessica Jin. Elle disait vouloir mettre en lumière "la nature masturbatoire du sentiment de puissance ressenti par les gens portant une arme". Elle ironisait alors que les godemichés "sont aussi efficaces qu’une arme pour se protéger de tireurs sociopathes, mais qu’ils sont bien plus sûrs pour s’amuser avec".

Depuis, le mouvement aux godemichés s'est étendu. Et cela ne s'arrête guère à une simple manifestation. L'objectif est de porter ouvertement le sextoy en classe, attaché à leur sac à dos, "pour montrer qu'ils pensent que les armes n'ont pas leur place sur le campus et qu'ils pourraient 'étouffer' les échanges d'idées", rapporte le New York Times.

Le port du sextoy proscrit par la loi

Lors des rassemblements, la police est présente, mais n'intervient pas. Ils restent attentifs, car, même avec un vulgaire sextoy, les étudiants ne sont pas à l'abri d'une interpellation.

Car le port visible de godemiché est lui bien considéré comme illégal dès lors qu'il s'accompagne d'un comportement obscène.

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