USA: décès en prison de la tueuse en série américaine Dorothea Puente

Dorothea Puente, décédée dans la matinée de "mort naturelle", était en prison à vie depuis 1993 pour trois meurtres, sans possibilité de liberté anticipée, au centre de détention de Chowchilla (sud-est de San Francisco), a précisé le département des prisons californiennes (CDCR) dans un communiqué.

Elle avait été accusée de six autres meurtres, sur lesquels le jury n'était pas parvenu à émettre un verdict, a ajouté le CDCR.

Dorothea Puente, derrière son allure de grand-mère affable, fut l'une des tueuses en série les plus célèbres des Etats-Unis.

Ses premiers faits d'armes remontent à 1980, lorsqu'elle ouvre une pension au dernier étage de sa maison, à Sacramento. Elle est condamnée deux ans plus tard à cinq ans de prison, pour avoir drogué plusieurs pensionnaires âgés pour leur dérober des chèques.

Mais elle bénéficie au bout de trois ans d'une libération anticipée, et reprend ses activités. Elle transforme alors toute sa maison en pension, et loue ses chambres à des personnes âgées ou handicapées. Elle a alors la réputation de soigner ses clients avec des petits cadeaux et de bons repas.

C'est la disparition d'un handicapé mental, envoyé à la pension par une association d'entraide, qui finira par mettre la puce à l'oreille des autorités en 1988. Après un interrogatoire, la police fouille le jardin de la vieille dame, où seront retrouvés sept corps.

Malgré la présence de la police dans sa maison, Dorothea Puente avait réussi à s'échapper et n'avait été retrouvée que quelques jours plus tard dans un bar de Los Angeles, après une chasse à l'homme nationale.

Le procès avait permis d'établir que la vieille dame tuait ses victimes pour encaisser leurs chèques d'aide sociale.


Belga
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