Une espèce de marsupial en voie d'extinction, relâchée en Australie pour la première fois depuis 1912

Aucun Bilbi n'avait été relâché depuis 1912
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Aucun Bilbi n'avait été relâché depuis 1912 - © GREG WOOD - AFP

Cela peut paraître anecdotique mais c'est une véritable révolution dans le milieu de la protection animale. Pour la première fois depuis 1912, des bilbis (ou macrotis) ont été remis en liberté. Au nombre de 30, ils gambadent dans une plaine australienne délimitée par une clôture.

Cette espèce de marsupiaux nocturnes à la tête de souris, au nez fin et aux longues oreilles semblables à celle d'un lapin ne boit quasiment pas d'eau. Omnivores, ils s'hydratent en réalité à partir de l'humidité contenue dans sa nourriture.  Avant l'arrivée des européens en Australie, deux espèces étaient recensées. L'une de plus petite taille, considérée comme éteinte depuis 1950, l'autre, est considérée comme "en danger".

Autrefois proliférant dans les régions semi-désertiques australiennes, le bilby a longtemps été victime de prédateurs. Il a également souffert de la réduction de son habitat. Autrefois présent sur 70% de la surface de l'île.

Pour garantir la survie de l'espèce, de nombreux bilbis étaient élevés en captivité par des chercheurs. 30 d'entre eux ont donc été relâchés dans une zone restreinte par une barrière de 32 kilomètres de long près de la ville de Narrabri, au nord-ouest de Sydney, selon la BBC. S'il ne sont pas complètement libres, c'est pour qu'ils soient protégés des prédateurs et que cette remise en liberté ne soit pas vaine.

Le bilby de Pâques

Depuis de nombreuses années, les australiens sont conscients que ce petit animal caractéristique de leur île sont en danger d'extinction et de nombreuses initiatives sont mises en place pour promouvoir sa protection.

Traditionnellement, on connaît tous le "lapin de Pâques" en chocolat, qu'on déguste en même temps que les œufs lorsque les cloches passent. Depuis environ une décennie, les "Easter Bilbies" ou "Bilbis de Pâques" en français a remplacé son homologue mangeur de carottes. Une façon originale de sensibiliser au triste sort qui plane au dessus de la tête de cet animal rare.

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