Une enquête ouverte suite au tournage d'un clip de rap dans une prison française

"La taule, on va tous en sortir. Mon pote me l'a dit, il n'y a que les murs et les matons qui restent", chante Bibicraveur entouré de ses co-détenus, joint à la main, autour d'une table remplie de nourriture et de boissons.
"La taule, on va tous en sortir. Mon pote me l'a dit, il n'y a que les murs et les matons qui restent", chante Bibicraveur entouré de ses co-détenus, joint à la main, autour d'une table remplie de nourriture et de boissons. - © Capture Youtube

Le clip tourné à l'intérieur de la prison a fait le buzz sur les réseaux sociaux cette semaine. Il fait l'objet d'une enquête judiciaire.

Bibicraveur, détenu depuis neuf ans à la prison de d'Aiton, en Savoie, a dévoilé son clip sur Youtube ce mercredi. La vidéo a déjà été vue près de 45 000 fois. Un succès fulgurant qui s'explique peut-être par le fait qu'il ait été tourné entièrement derrière les murs de la prison.

Téléphones, joints et rassemblements

"La taule, on va tous en sortir. Mon pote me l'a dit, il n'y a que les murs et les matons qui restent", chante Bibicraveur entouré de ses co-détenus, joint à la main, autour d'une table remplie de nourriture et de boissons. Tout cela est entrecoupé d'images de détenus souriant à la caméra, faisant de la musculation, se réunissant dans les couloirs de la prison, montrant leur téléphone portable ou jouant aux jeux vidéos.

Jusqu'à cinq ans de prison

Une enquête interne a été ouverte par l’administration pénitentiaire afin d'identifier les personnes visibles sur la vidéo et les propriétaires des téléphones. Le clip est également arrivé jusqu'aux oreilles du procureur de la République Jean-Pascal Violet qui a décidé d'ouvrir une enquête préliminaire pour "détention illégale de téléphone portable en prison". "La seule infraction pénale est la détention d'objet prohibé, en l'occurrence un téléphone portable. Une infraction passible de cinq ans d'emprisonnement, explique-t-il à l'AFP. Tourner une vidéo et la diffuser n'est pas interdit au sens pénal, d'autant que ceux qui y apparaissent ont l'air tous consentants".

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