Un lauréat du prix Nobel de chimie a cru que c'était une blague

"C'était une surprise totale, je n'arrivais pas à y croire. Tout au début j'ai pensé que c'était peut-être un canular", a-t-il raconté à la Fondation Nobel.

"Mais je me suis souvenu de la voix du professeur (Staffan) Normark (du comité Nobel) et c'est là que j'ai réalisé qu'il y avait aussi d'autres gens autour (...) et donc que c'était du sérieux", a-t-il poursuivi.

Plutôt que de sauter de joie, le chercheur en nanoscopie ne s'est pas laissé distraire.

"J'ai lu le paragraphe que je voulais lire jusqu'au bout, et puis j'ai appelé ma femme et essayé de joindre quelques-uns de mes proches", a-t-il rapporté.

Issu de la minorité germanophone de Roumanie, Stefan Hell, 51 ans, est le directeur de l'Institut Max-Planck de chimie biophysique de Göttingen (sud-ouest de l'Allemagne). Il a remporté le Nobel avec deux Américains, Eric Betzig et William Moerner, pour avoir fait entrer le microscope dans une nouvelle ère.

Il a dit avoir rencontré un certain scepticisme. "Les gens croyaient que cette barrière était là depuis 1873 et que la résolution [d'un microscope] était ce qu'elle était, et que vouloir y changer quelque chose était (...) un peu dingue, pas très réaliste".

"Mais mon avis, c'était que la physique avait vu tellement de changement au XXe siècle", a-t-il expliqué. "J'ai toujours aimer remettre en question les choses et les opinions bien établies".


Belga

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