Sochi un mois après les JO: la cité des dieux est abandonnée des hommes

L'une des nombreuses photos d'Alexander Valov du site de sochi abandonné des hommes
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L'une des nombreuses photos d'Alexander Valov du site de sochi abandonné des hommes - © blogsochi

Slate.fr, le site spécialisé dans la revue du web, consacre un article à la ville olympique de Sochi un mois seulement après les Jeux. Une ville abandonnée comme le prouvent les photos volées par des russes dans les rues désertes de la ville qui fut pourtant au centre du monde, l’espace des jeux de Poutine.

Le Blogueur Alexander Valov affiche toutes ses photos sur Blogsochi. Des bâtiments neufs, un ciel bleu, des routes désertes et pas l’ombre d’un habitant dans cette ville nouvelle pourtant toute proche de l’une des stations balnéaires les plus prisées de la Mer Noire.

Slate rappelle que la facture totale de ces infrastructures se monte à 37 milliards d’euros pour une durée d’utilisation actuelle de 15 jours, entre les 7 et 23 février derniers.

Pas de chance pour la rentabilisation du lieux: Sotchi devait accueillir le prochain sommet du G8 les 4 et 5 juin prochains, mais l’annexion de la Crimée par la Russie a remis cette réunion aux calendes grecques. Qu’à cela ne tienne, Sochi pourrait être l’hôte du Grand Prix de Formule 1. Il ferait de Sochi la première ville russe à recevoir la prestigieuse compétition. Mais Roads and Kingdoms s’interroge, écrit Slate: "Les touristes de la station balnéaire seront-ils assez nombreux pour rentabiliser les sommes astronomiques dépensées à Sochi? " Car il faudra du monde pour remplir les 50 000 chambres d’hôtels construites pour les Jeux.

En attendant, c’est une ville à l’abandon qu’Alexandre Valov présente sur son site de photos. Les routes commencent déjà à se dégrader. Peut-être pourra-t-on y tourner un jour la suite de "I’am a Legend ". Un début de reconversion.

Métro rappelle toutefois que Sochi n’est pas un cas exceptionnel. A Berlin (JO de 1936), Helsinki (1952), ou encore Sarajevo (1984), Turin (JO de 2006), ou Athènes (JO de 2004), les infrastructures déployées pour les Jeux Olympiques sont aujourd’hui au moins en partie abandonnées.

Finalement, aux JO, l’important est moins de participer que de construire.

RTBF

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