Un conducteur abandonne un train chargé de véhicules blindés pour être remplacé

S'estimant en fin de service, un conducteur abandonne un train chargé de véhicules blindés
S'estimant en fin de service, un conducteur abandonne un train chargé de véhicules blindés - © MEHDI FEDOUACH - AFP

L'article a été modifié le 9 juillet 2019 afin d'apporter des précisions sur les faits.

Un convoi un peu particulier s'est retrouvé abandonné en gare de Libourne (Gironde). "Abandonné", c'est ce mot qui a fait la une de plusieurs sites d'information belges et français ce 8 juillet. L'information stipulait que le conducteur, estimant avoir terminé son service, avait laissé son train à quai, avec à son bord ni plus ni moins que des blindés de l'armée appartenant au 31e régiment du génie de Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne) ainsi que des véhicules tout-terrain à quatre roues motrices. Pourtant, la SNCF dénonce un "emballement médiatique". En cause : une procédure tout à fait normale a été mise en place avant que le conducteur ne quitte le véhicule.

Un jour après la parution de l'article sur le site d'info locale Sud Ouest, la rédaction de CheckNews, le site de vérification d'informations de Libération apporte une précision non négligeable à cette histoire. Le conducteur n'a pas abandonné son train en pleine campagne, il a quitté le véhicule en gare de Libourne car il en avait reçu l'autorisation.  "Le conducteur avait au préalable informé son PC du dépassement horaire, demandé de pouvoir arrêter le train sur une voie en gare de Libourne pour être remplacé, et reçu l’autorisation de le faire. L’Armée a été avisée de cet arrêt et la rame a été gardiennée à Libourne. Un autre conducteur a été dépêché sur place", explique Philippe Moritz, responsable de la communication pour Fret SNCF.

Si l'armée est impliquée dans cette histoire, c'est que le convoi exceptionnel devait se rendre à Paris et les véhicules qu'il contenait étaient prévus pour le défilé de la fête nationale du 14 Juillet. Le train ne devait initialement pas s'arrêter sur place mais bien à la gare d'Hourcade, à Bègles, soit 40 kilomètres plus loin. Le chargement du train ayant pris du retard, le conducteur a considéré que son temps de travail avait été dépassé et a donc tout naturellement cessé de travailler.

Comme le rapporte Sud Ouest, le train et sa cargaison sont restés à quai durant 4 heures à la gare de Libourne avant que les gendarmes, prévenus par la SNCF n'interviennent.

Un autre conducteur a finalement été dépêché sur place pour déplacer le véhicule. La SNCF a fait savoir que l'incident n'a "pas eu de conséquences sur la circulation".

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