Russie: la montre bling-bling du patriarche Kirill Ier fait polémique

Russie: la montre bling-bling du patriarche au centre d'une polémique
Russie: la montre bling-bling du patriarche au centre d'une polémique - © Tous droits réservés

Un photomontage grossier publié par le site de l'Eglise orthodoxe de Russie visait à dissimuler la montre de luxe de son patriarche, Kirill I. Très vite repéré et dénoncé sur la toile, la supercherie est devenue un sujet de moquerie repris par de nombreux internautes. L'Eglise orthodoxe russe dénonce une campagne pour la discréditer.

Le patriarche de l’Eglise orthodoxe russe, Kirill I, est au centre d’une histoire de montage photographique destiné à masquer son goût du luxe.

Le site du patriarcat de l’Eglise orthodoxe de Russie a reconnu avoir commis "une erreur malheureuse". Cette erreur quelle est-elle ? Le site a publié une photographie du patriarche Kirill I, le leader de l’Eglise orthodoxe de Moscou lors d’une rencontre officielle. Jusque-là rien de problématique.

Sauf qu’en se penchant sur le cliché, des internautes attentifs aux détails ont remarqué une montre de luxe dont on voit le reflet sur la table en bois ciré et qui n’apparaît pas au poignet du dirigeant religieux.

Un proche de Vladimir Poutine à la réputation déjà écornée

Un montage grossier immédiatement moqué sur la toile par des blogueurs et utilisateurs de réseaux sociaux.    

Il faut dire que le chef de l’Eglise orthodoxe n’en est pas à sa première polémique. Réputé proche de Vladimir Poutine, l’homme d’Eglise avait notamment été au cœur d’accusation d’enrichissement personnel sur des ventes de tabac et d’alcool dans les années 90 (en pleine libéralisation post-soviétique).

Plus récemment, il avait révélé qu’une femme occupait un appartement dont il était le propriétaire dans un quartier de la capitale russe, Moscou.

Surtout, il s’était attiré les foudres d’associations de défense des droits de l’homme pour s’être montré particulièrement virulent à l’égard du groupe Pussy Riot. Les membres de ce groupe de rock punk féminin risquent sept ans de prison chacune pour avoir chanté une chanson anti-Poutine dans la principale cathédrale de Moscou le 21 février dernier.

L’Eglise orthodoxe de Russie s’offusque et dénonce une campagne visant à discréditer le Patriarcat et à travers ce dernier, toute l’institution. En réponse à cette "campagne", une "prière pour la défense de la foi" sera organisée dans les églises orthodoxes russes le 22 avril prochain.

Julien Vlassenbroek

 

 

 

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