Quand une ministre française s'essaie à la plaisanterie sur le Brexit

« J’ai fini par appeler mon chat Brexit. Il me réveille en miaulant à la mort parce qu’il veut sortir, et dès que je lui ouvre la porte, il reste planté au milieu, indécis, et il me jette un regard noir quand je le mets dehors. »
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« J’ai fini par appeler mon chat Brexit. Il me réveille en miaulant à la mort parce qu’il veut sortir, et dès que je lui ouvre la porte, il reste planté au milieu, indécis, et il me jette un regard noir quand je le mets dehors. » - © Tous droits réservés

La ministre française des Affaires européennes Nathalie Loiseau a estimé mardi nécessaire un « certain sens de l’humour » face au Brexit, après un imbroglio autour du fait qu’elle aurait appelé son chat « Brexit », une « plaisanterie » selon elle.

« Je pense que je me dois d’avoir un certain sens de l’humour pour me confronter au Brexit », a déclaré la ministre, interrogée par un journaliste à son arrivée à une réunion à Bruxelles sur l’état de santé de son chat.

L’affaire trouve son origine dans un article du Journal du dimanche, intitulé « Loiseau, son chat s’appelle Brexit », relatant ce qu’elle a écrit sur sa page privée Facebook : « J’ai fini par appeler mon chat Brexit. Il me réveille en miaulant à la mort parce qu’il veut sortir, et dès que je lui ouvre la porte, il reste planté au milieu, indécis, et il me jette un regard noir quand je le mets dehors ».

L’information a été reprise par différents médias en ligne de langue anglaise, et a fait un tabac auprès des twittos anglais.

Mais si le chat de Schrödinger peut être à la fois mort et vivant, selon l’exercice de physique quantique du scientifique autrichien, le chat Brexit de Nathalie Loiseau, lui, n’existe pas.

Dès dimanche après-midi sur la radio française RadioJ, la ministre, et très probable tête de liste de la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron pour les élections européennes de mai, admettait « une plaisanterie ».

« C’est une plaisanterie évidemment. […] Je n’ai pas de chat », a affirmé la ministre. Une information confirmée mardi par son entourage.

Nathalie Loiseau semble s’être inspirée sur sa page Facebook de plusieurs plaisanteries qui circulent sur les réseaux sociaux, comparant les atermoiements britanniques face à l’échéance du Brexit aux exigences contradictoires adressées à son maître par le félin domestique.

Comme ce tweet du 14 mars du compte parodique Complots Faciles (142.000 abonnés) : « Les Anglais ont braillé jusqu’à ce qu’on leur ouvre la porte de l’UE, et maintenant que c’est fait, ils ne savent pas s’ils veulent sortir ou rester dedans. Je soupçonne les chats d’avoir pris le pouvoir en Angleterre… ».

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