Pour rester ouverte malgré les règles anti-Covid, une patinoire polonaise devient une boutique de fleurs

Pour rester ouverte malgré les règles anti-Covid, une patinoire polonaise devient une boutique de fleurs
Pour rester ouverte malgré les règles anti-Covid, une patinoire polonaise devient une boutique de fleurs - © Kelli McClintock on Unsplash

Une patinoire dans le nord-ouest de la Pologne s'est transformée en boutique de fleurs sur glace pour rester ouverte malgré les restrictions anti-Covid. 

"Le patinage de loisir est interdit, donc pour que l'espace génère des revenus, nous l'avons loué à un marchand de fleurs" car ce genre de magasins peuvent continuer à fonctionner pendant le confinement partiel en vigueur, a déclaré à l'AFP Tomasz Fornalski, copropriétaire de la patinoire Lodogryf à Szczecin. 

Aller chercher sa fleur sur la glace

Depuis le 1er janvier, les gens intéressés peuvent acheter des coupons pour des roses petites ou grandes, avant de se rendre sur la glace, en patins ou simples chaussures, récupérer la fleur de leur choix sur un stand situé au milieu de la piste.

"Les gens se déplacent dans le magasin en réfléchissant à quelle fleur acheter, et une fois qu'ils ont pris leur décision, ils la prennent et repartent" avec elle, a indiqué le propriétaire de l'énorme bloc de glace. Pour l'employé du fleuriste, même s'"il y a un toit", la patinoire "est un espace ouvert, avec de l'air frais. Il n'y a donc absolument aucun risque épidémique. Ou s'il y en a un, il est bien moindre que dans n'importe quel autre magasin".

Mais les inspecteurs locaux de la santé n'ont pas été de cet avis.  Selon leur porte-parole régionale, Malgorzata Kaplan, "l'espace fonctionne comme une patinoire, pas comme un magasin de fleurs" et devra donc fermer. 


►►► À lire aussi : Les coiffeurs sont fermés mais certains poursuivent le travail à domicile


Des alternatives déjà prévues

N'ayant pas encore reçu de décision sur papier, Tomasz Fornalski a maintenu lundi son commerce des fleurs - mais il prépare d'ores-et-déjà d'autres alternatives. 

"Il y a un plan B, C et D. Nous devons fonctionner d'une manière ou d'une autre, car les crédits ne vont pas se rembourser" seuls, a-t-il indiqué. 

Il garde le secret, mais dit envisager notamment la possibilité de transformer sa patinoire en une église - celle du dieu de la glace - à l'instar d'un gymnase polonais transformé en un temple.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK