Par solidarité avec les Hongkongais, des Chinois se rasent le crâne

Par solidarité avec les Hongkongais, des Chinois se rasent le crâne
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Par solidarité avec les Hongkongais, des Chinois se rasent le crâne - © Tous droits réservés

Lancé il y a près de 3 mois maintenant, le mouvement pro-démocratie a pris beaucoup d'ampleur à Hong Kong, si bien que, visiblement inquiet, le gouvernement chinois a renforcé ses mesures de censure sur Internet afin d'éviter la propagation de messages des manifestants. Pour marquer leur solidarité, des Chinois sont néanmoins parvenus à contourner cet interdit.

Aujourd'hui, des dizaines de milliers de manifestants réclament le droit d’élire démocratiquement le chef de leur exécutif lors de la prochaine échéance électorale de 2017, comme promis par le gouvernement central chinois il y a 17 ans dans le cadre du principe "un pays, deux systèmes". Une promesse récemment mise à mal par l’adoption d’un livre blanc réaffirmant indirectement la souveraineté de la Chine sur Hong Kong.

Visiblement préoccupé par la situation, le Parti communiste chinois tente de faire croire à un mouvement d'extrémistes violant la loi, et a durci sa censure des réseaux sociaux par rapport à toute information concernant les manifestations. Les Hongkongais redoublent d'imagination pour contourner l'interdit, notamment avec l'utilisation de l'application FireChat, qui ne requiert pas d'accès au réseau.

Les Chinois du continent aussi bravent la censure sur Internet afin de faire part de leur solidarité aux manifestants hongkongais. Au cours des derniers jours, "des dizaines de personnes, artistes, intellectuels dissidents ou militants pour la défense des droits de l'Homme" issus de plusieurs provinces chinoises ont ainsi tenu à marquer leur soutien en se rasant le crâne, rapporte Le Courrier International. Grâce à des logiciels de contournement, ils sont parvenus à faire circuler des clichés de leur nouvelle "coupe" sur Twitter, réseau social théoriquement inaccessible dans l'Empire du Milieu.

Relayé par le site de l'hebdomadaire français, l'écrivain Ye Du a ainsi expliqué à Radio Free Asia que, "sur le continent, tout espace d'expression de l'opinion est bloqué. Sur Weibo (sorte de réseau de microblogging chinois comparable à Twitter, ndlr), les quelques commentaires d'Occupy Central ont été supprimés. Alors, avec quelques amis, on s'est dit 'Autant se raser la tête', car, parmi les dirigeants d'Occupy à Hong Kong, certains s'étaient rasé la tête à un moment (début septembre, ndlr). C'est une manière de réagir."

T.M.

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