Nous avons sans doute dépassé le "pic de la barbe"

La question qui se pose : faut-il arroser ?
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La question qui se pose : faut-il arroser ? - © Tous droits réservés

Après le "pic de Hubbert" (maximum de production pétrolière, probablement atteint en 2006), voici que le pic de fréquence du port de la barbe est derrière nous. Avant le retour du cycle. Et tout cela se démontre scientifiquement. Par des Anglais, évidemment.

C'est une publication scientifique sérieuse, qui l'affirme, la "Biology Letters" de la Société Royale Britannique : le port de la barbe répond à un phénomène de sélection darwinien, selon lequel plus c'est rare, plus c'est sexuellement attirant. Ainsi, des sujets hommes et femmes ont été amenés à choisir des visages considérés comme les plus attirants parmi une série de portraits. Quand les visages glabres étaient les moins fréquents dans l'échantillon, c'était eux qui étaient préférés. A l'inverse, ce sont les barbus qui ont eu la cote dans une sélection où les bien-rasés-de-frais dominaient. Autrement dit, la sélection naturelle favorise la différenciation.

Un des auteurs de l'étude, le professeur Prof Robert C. Brooks en déduit que nous avons atteint au début 2014 un "pic de la barbe", qu'il définit comme le moment où le plus grand nombre d'hommes dont la profession n'est usuellement pas associée au port de la barbe laissent néanmoins leur visage s'embroussailler. Les exemples sont nombreux parmi les people... Le prince Harry, Georges Clooney, Ben Aflek...
Au-delà de ce pic, le nombre de barbus ne peut que décroître, jusqu'au prochain retour de cycle, qui favorisera à nouveau ce trait physique redevenu rare.

En attendant ce déclin de l'empire de la barbe, certains poilus ont décidé d'agrémenter leur toison d'une façon qui évoque un certain empereur... La tendance de l'été ? Ou la dernière chance de la barbe ?

Patrick Bartholomé

 

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