Les nouveaux Boeing 737 Max cloués au sol squattent les places de parking des employés

Le retour dans le ciel de l’avion phare de l’avionneur américain Boeing n’est pas pour tout de suite. Suite à la découverte d’un nouveau problème de sécurité, le vol test, impératif à toute nouvelle certification, n’aura pas lieu avant le 8 juillet prochain. La facture, estimée à 1 milliard de dollars mi-avril, devrait encore augmenter, de même que les indemnités versées aux compagnies aériennes.

Boeing pourrait annoncer de premières mesures de chômage technique dans l’usine de production du MAX à Renton, près de Seattle, tandis que ses résultats financiers pourraient souffrir en raison de l’allongement de la suspension des livraisons. L’immense "parking" hébergeant les avions prêts à être expédiés se retrouve complet, et c’est le parking des employés qui est à présent réquisitionné. Une vidéo de la chaîne locale King 5 montre des modèles destinés à la compagnie aérienne TUI, garés à côté… d’une allée de voitures citadines qui semblent bien minuscules face aux gigantesques 737 Max.

Pas de vol en Belgique avant 2020

Les Boeing 737 MAX seront encore cloués au sol au moins jusqu’à la fin de l’année en Belgique, indique samedi le régulateur de l’espace aérien sur son site internet, confirmant une information de la VRT.

La mesure sera d’application pour les Boeing 737-8 MAX et 737-9 MAX au moins jusqu’au 30 décembre 2019, peut-on lire dans une "Notam", soit une note aux navigants aériens. Seuls les vols non commerciaux pour effectuer des vérifications sur un appareil sont encore tolérés.

Le voyagiste TUI compte quatre avions de ce type dans sa flotte. "L’échéance de mi-juillet avait été évoquée, mais il est rapidement apparu qu’elle serait dépassée. Nous avons donc prévu des appareils de remplacement au plus vite", explique un porte-parole. "Nous avons une capacité suffisante pour l’été. En hiver, les vols étant moins nombreux, nous pouvons nous passer des 737 MAX."

Le modèle du constructeur américain est dans la tourmente depuis mars, à la suite de deux accidents mortels en six mois, respectivement en Indonésie et en Ethiopie. Dans les deux cas, un système défaillant de l’avion avait causé l’accident.

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