Le business des culottes usagées s'exporte en France

Le business des culottes usagées s’exporte en France
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Le business des culottes usagées s’exporte en France - © Tous droits réservés

Tout peut s’acheter sur internet (ou presque). La dernière mode du moment, c’est la vente en ligne de culottes usagées. Vous en avez peut-être entendu parler grâce à la série américaine Orange is the new black, diffusée par Netflix.

Cette pratique vient du Japon, où elle est connue sous le nom de "burusera", ce qui signifie "la commercialisation de petites culottes de lycéennes ou d’étudiantes". Au début des années 1990, une centaine de distributeurs automatiques de sous-vêtements sales ont fait leur apparition à Tokyo, rapporte le Telegraph.

Ce phénomène a peu à peu conquis les pays anglo-saxons et notamment les Etats-Unis. Les premières vendeuses ont commencé par proposer leurs petites culottes sur des sites de petites annonces comme Craigslist ou le site communautaire Reddit. Par la suite, des sites spécialisés ont vu le jour et des groupes ont été créés sur le réseau social Facebook.

Une activité si rentable qu’elle est devenue la source principale de revenus pour certaines jeunes femmes, explique une vendeuse au New York Post.

En moyenne, les culottes portées sont vendues pour 25 euros mais le prix peut monter jusqu’à 300 euros en fonction des desiderata des acheteurs.

Un marché en pleine expansion

Et récemment, cette nouvelle mode a atteint la France. Le leader du marché français, "vends-ta-culotte", a été lancé en 2011. Sur un fond rose Barbie, des centaines de femmes vendent leurs sous-vêtements usagés mais pas seulement.

Au milieu des strings et culottes portés en moyenne 3 jours, les acheteurs peuvent se procurer des des chaussettes sales, des vieux gants de toilette, des tampons usagés, des plâtres usés, des chewing-gum mâchés, des brosse à dents usagées, de la nourriture recrachée, des fioles d’urine, du papier toilette utilisé et autres douceurs du genre.

La vente de culottes usagées est tout à fait légale à condition que l’acheteur et le vendeur soient majeurs et consentants. Afin de protéger les consommateurs, le site a mis en place un label "Fille certifiée". Toutes les vendeuses qui ont reçu cette appellation ont dû prouver qu’elles étaient majeures en communiquant une pièce d’identité.

Loin du stéréotype du "vieux pervers" ?

Selon une infographie publiée par un site partenaire, 92% des consommateurs sont des hommes. Loin du stéréotype du "vieux pervers", plus de 70% d’entre eux ont entre 18 et 40 ans, un tiers sont en couple et la majorité d’entre eux viennent de Picardie.

Coton, synthétique, lycra, tanga, string, shorty, à dentelle, transparente, avec dessin ou à petits pois: tous les vœux sont exaucés. Certains consommateurs ont des demandes précises. Par exemple, les internautes qualifient de "champagne" les culottes imprégnées d’urine. Nous vous laissons deviner à quoi font référence les mots "caviar" et "fraise".

Mais que font ces hommes avec les culottes portées qu’ils ont commandées? 31% d’entre eux déclarent se masturber avec, 30% la sentent, 13% la portent, 12% la rangent et 8% la lèchent.

Enfin, pour celles et ceux qui s’inquiéteraient de ne pas trouver d’équivalent masculin, un site est ouvert depuis peu et permet de se procurer un boxer contenant des sécrétions masculines.

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