La famille Uderzo se déchire pour les droits d'Astérix

La première mondiale d'"Astérix on ice" à Berlin en octobre 1996
La première mondiale d'"Astérix on ice" à Berlin en octobre 1996 - © Nestor Bachmann - EPA

On savait Astérix irréductible, le voilà pris de nouveau dans les rets des procédures judiciaires avec la plainte pour abus de faiblesse déposée par la fille d'Albert Uderzo, co-créateur du célèbre Gaulois, nouvel épisode d'un interminable affrontement familial et financier.

Sylvie Uderzo, fille unique du dessinateur, père d'Astérix avec le scénariste René Goscinny, a récemment porté plainte contre X, soupçonnant d'abus de faiblesse l'entourage de son père, a révélé mardi Le Parisien.

A la suite de cette plainte, le parquet de Nanterre a ouvert début mars une enquête préliminaire.

A 54 ans, la fille d'Uderzo explique avoir pris cette "décision douloureuse" pour "que la justice établisse que (ses) parents ont été victimes d'aigrefins qui ont pillé et brisé une famille".

Blessé par l'initiative de sa fille, et refusant d'entretenir une polémique "par médias interposés", Albert Uderzo a exprimé son "infinie tristesse" dans un communiqué transmis par ses avocats.

"La vérité est que ma fille et son mari n'ont pas accepté que je les écarte, en 2007, de la direction des éditions Albert-René. Depuis lors, ils me harcèlent judiciairement en multipliant de vaines procédures à l'encontre de ma femme et de moi-même", assure Uderzo.

Le conflit entre le père et la fille, qui ne se parlent plus, trouve sa genèse dans la reprise par Hachette Livre, en décembre 2008, de la majorité du capital d'Albert-René, éditeur des 9 derniers albums d'Astérix.

Sylvie Uderzo avait alors conservé 40% d'Albert-René, entrant, disait-elle, "en résistance" contre le géant de l'édition.


Belga
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