La cinquième édition des 'olympiades' des sirènes aura lieu l’an prochain à Fiesch, en Suisse

Ne les cherchez pas à Copenhague, ni aux Etats-Unis : les sirènes et autres tritons seront en Suisse l’an prochain. La bien nommée ville de Fiesch, dans le Valais (ouest), accueillera la cinquième édition des 'Merlympics', les olympiades européennes du 'mermaiding'. Cette discipline aquatique consiste à nager avec une combinaison munie d’une monopalme qui imite la queue de poisson des sirènes (pour les femmes) ou des tritons (pour les hommes). Née aux Etats-Unis, elle a depuis conquis le pays alpin, puisqu’elle est reconnue par la fédération suisse des sports subaquatiques, et que 22 écoles existent dans le pays.

Sylvie Besson, ancienne membre de l’équipe suisse de nage synchronisée, a ouvert la première école de sirènes de Suisse romande en 2015. Elle faisait figure de pionnière en Europe à l’époque. "J’ai fabriqué mon costume moi-même, parce qu’on n’en trouvait pas, raconte-t-elle. J’aimais cet aspect féerique de la sirène, du gros poisson dans l’eau." Cet aspect féerique séduit beaucoup de femmes. "La Petite sirène a toujours été mon dessin animé préféré, du coup c’est un peu comme un rêve qui se réalise", s’amuse une jeune nageuse.


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Et contrairement aux idées reçues, la discipline attire aussi les hommes en Suisse. "Il y a beaucoup d’hommes qui font de la plongée, de l’apnée, donc pourquoi pas s’amuser un peu avec une queue de sirène ?", sourit l’un d’entre eux. "On sent le mouvement de l’eau beaucoup plus rapidement que si on nage sans [le costume]", remarque un autre. A la féerie s’ajoute la performance sportive.

Car, pour les adeptes du 'mermaiding', cela ne se résume pas à de la plongée et de la natation. "Le mouvement est tout à fait différent, explique Cindy Guyot, instructrice de plongée. Nous sommes des Terriens bipèdes, on devient à moitié-poisson, les deux pieds attachés sur une monopalme, en position horizontale… Et à partir de là, il faudrait se propulser dans l’eau et générer un mouvement. Au final, beaucoup de personnes trouvent ça assez fatigant." Il faut un peu d’entraînement avant de se sentir comme un poisson dans l’eau, et caresser l’espoir de participer aux 'Merlympics' de Fiesch.

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