Inde: le Gange doté d'une personnalité juridique

Le 27 janvier 2017 des pèlerins hindous sont rassemblés sur les rives du Gange à Allahabad, à la confluence du Yamuna, du Gange et du Saraswati, dans le nord de l'Inde
2 images
Le 27 janvier 2017 des pèlerins hindous sont rassemblés sur les rives du Gange à Allahabad, à la confluence du Yamuna, du Gange et du Saraswati, dans le nord de l'Inde - © SANJAY KANOJIA

Deux fleuves sacrés du nord de l'Inde, le Gange et la Yamuna, ont été reconnus comme personnalités juridiques par la justice, une décision pour combattre plus efficacement la pollution de ces cours d'eau.

Ce jugement intervient quelques jours à peine après la reconnaissance par la Nouvelle-Zélande d'un fleuve révéré par les Maoris comme entité vivante pour des raisons spirituelles, ce qui a été décrit comme une première mondiale.

Préserver et conserver ces rivières

La haute cour de l'État himalayen de l'Uttarakhand (nord) a décrété lundi que le Gange et la Yamuna, où les hindous vont pratiquer des ablutions, seraient désormais considérés comme des "entités vivantes ayant le statut de personne morale" et les droits afférents.

"La situation requiert des mesures extraordinaires pour préserver et conserver ces rivières", a indiqué la justice pour justifier sa décision.

Plus long et plus sacré fleuve d'Inde, les eaux du Gange voient chaque jours des pèlerins hindous y pratiquer les rites traditionnels, ou y répandre les cendres de leurs proches incinérés. Elles sont cependant lourdement polluées par les rejets industriels ou d'égouts.

La reconnaissance de leur statut juridique permettra des citoyens de saisir la justice au nom de ces fleuves sacrés.

"Nous ne pouvons qu'espérer que la symbolique de cette décision se concrétise sur le terrain", a déclaré à l'AFP Sanjay Upadhyay, avocat spécialisé dans la défense de l'environnement à New Delhi.

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

Recevoir