#FreeBungle: les Britanniques se mobilisent pour libérer un chiot retenu par la police

Ornées de coeurs et de slogans, de nombreuses photos du petit Bungle ont été partagées sur les réseaux sociaux
Ornées de coeurs et de slogans, de nombreuses photos du petit Bungle ont été partagées sur les réseaux sociaux - © capture d'écran - Facebook

Qui a dit que seuls les humains pouvaient aller en prison ? Bungle, un jeune chiot chow chow de 4 mois risquait lui aussi d'être enfermé pendant 9 mois, loin de ses propriétaires. Cette sanction qui menaçait le petit chien a massivement mobilisé les internautes sur les réseaux sociaux si bien que l'animal a finalement été libéré.

On connaît la passion de la reine d'Angleterre pour ses corgis, ces chiens au corps allongés et aux courtes patte, mais voici une nouvelle preuve que bon nombre de Britanniques sont eux aussi attachés à la cause animale. Un chiot nommé Bungle, qui s'était enfui du domicile de ses maîtres à Northamptonshire, a finalement été retrouvé par la police sous un camion. Le policier qui se serait saisi de l'animal transi de froid, aurait été mordu à deux reprises à la main puis au bras.

Gardé captif en vertu d'une loi de 1991

Au Royaume-Uni, il semblerait que les autorités ne rigolent pas en cas d'agression par un animal. Bungle a immédiatement été saisi par les policiers qui jugeaient que l'animal présentait à la fois un risque pour la sécurité publique et pour sa propre sécurité lorsqu'il était sous le camion. Dans les médias et notamment en une du Sun, les propriétaires du chien ont déclaré que leur boule de poil risquait jusqu'à 9 mois d'emprisonnement dans un chenil. Des allégations que la police a démenti, interrogée par la BBC.

La police a justifié qu'elle gardait le chiot en vertu d'une loi de 1991 sur les "Actes de chiens dangereux", qui définit comme "dangereux" les animaux qui "blessent une personne ou un autre animal ou sont menaçantes envers quelqu'un". Le jeune Bungle, a donc légalement été capturé en vertu de cette législation et était gardé "hors d'état de nuire" par la police.

Outre-manche, ce genre de violence commise par un animal peut engendrer une peine de prison pour les propriétaires, pouvant aller jusqu'à 14 ans de prison. Un mesure permet également de procéder à l'euthanasie du chien selon les circonstances.

Grande mobilisation sur Facebook

Sur le réseau social de Mark Zuckerberg, de nombreuses personnes se sont mobilisées pour faire libérer cette boule de poils. Dans un groupe portant le nom du chiot et rassemblant plus de 5800 membres, de nombreuses personnes ont témoigné leur soutien à la famille du chiot. Le hashtag #FreeBungle (#LibérezBungle) a aussi été massivement partagé sur les réseaux sociaux et une pétition pour la libération du chien a rassemblé 2500 signatures.

Dans les messages partagés, certains se disaient "choqués" que le chiot soit gardé captif alors que de plus grands malfrats sont laissés en libertés pour des "crimes plus graves". Ses maîtres, eux martelaient que leur chien avait eu une telle réaction à cause du stress occasionné par la prise en charge par les policiers.

Du côté des forces de police, on dénonçait des actions disproportionnées de la part des propriétaires du chien, justifiant que "si cela avait été un enfant qui avait été mordu, les réactions n'auraient pas été les mêmes".

Au bout du compte, les internautes ont eu raison des autorités et le chien a finalement été rendu à ses propriétaires. Ils se sont dits "heureux" que leur chien leur soit rendu pour Noël. Depuis, les membres du groupe de soutien au petit Bungle publient des photos de leurs chiens qu'il disent "heureux que leur 'ami' soit de retourr à la maison".

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