France: 7 mois de prison pour fausses alertes à la bombe par une femme délaissée

Le port de Mandelieu-La Napoule près de Cannes
Le port de Mandelieu-La Napoule près de Cannes - © JEAN CHRISTOPHE MAGNENET (AFP)

Une mère de famille de 36 ans, éconduite par son amant et désireuse d'attirer l'attention, a été condamnée jeudi à 15 mois de prison dont 7 mois fermes par le Tribunal de Grasse pour avoir provoqué de multiples alertes à la bombe dans des écoles des Alpes-Maritimes.

Cette ancienne gérante de supérette au chômage avait déclenché, le 7 septembre dernier, par ses alertes téléphoniques anonymes l'évacuation de toutes les écoles primaires de Mandelieu, commune dans laquelle l'enfant de son ex-amant était scolarisé.

Au total, 157 membres des forces de l'ordre, dont des démineurs, avaient été mobilisés suite à ces alertes et les parents des 1700 élèves des établissements primaires de Mandelieu avaient dû venir chercher en urgence leurs enfants.

Le même jour, cette Antiboise, mariée, avait également été à l'origine d'une alerte à la bombe dans un collège d'Antibes de 450 élèves, fréquenté par sa propre fille. Elle avait ensuite réitéré cet appel au collège à deux reprises, peut-être pour brouiller les pistes, les 4 octobre et 13 novembre.

Interpellée mercredi, elle a expliqué jeudi en comparution immédiate au Tribunal correctionnel qu'elle voulait attirer l'attention sur elle et aucunement faire du mal aux enfants. L'ex-amant, un homme lui aussi marié, à qui l'amoureuse éconduite avait en outre crevé les pneus, ne s'est pas porté partie civile et n'était pas présent au tribunal.

Les enquêteurs avaient réussi à remonter jusqu'à la cabine publique utilisée par la femme, qui s'était en outre auto-dénoncée par lettre anonyme. Un psychiatre a jugé qu'elle était responsable de ses actes.

Belga

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