France : 200 lettres d’amour datant de la Seconde Guerre mondiale sauvées de la déchetterie

C’est une belle histoire qui nous vient de France. "Ces lettres elles étaient destinées à finir dans une benne à papier. Elles étaient au milieu de plein de journaux et si on n’avait pas trié elles auraient fini dans la benne", explique Cécile Filipe, une employée de la déchetterie de Saint-Jean-d’Angely en Charente-Maritime. Sa trouvaille : 200 lettres d’amours écrites par Pierre Randonnet, un soldat qui, sur le front, écrivait à sa future femme, Aimée Randonnet. Une relation épistolaire qui date de la Seconde Guerre mondiale.


►►► A lire aussi : Deux obus de la Deuxième Guerre mondiale découverts dans une maison à Frameries


Cécile décide alors de se mettre à la recherche des descendants des propriétaires de ces lettres. Elle lance un appel sur les réseaux sociaux qui a été partagé plus de 15.000 fois. " Aidez-moi à retrouver ses enfants/petits enfants. Je ne veux pas que ça parte à la poubelle", écrit Cécile sur Twitter.

Ces lettres étaient en fait oubliées dans le grenier de la maison de la défunte destinataire, cachées entre des journaux. C’est le nouveau propriétaire de la maison qui a déposé les missives à la déchetterie.

Tant d’amour entre mes parents

Cécile a finalement pu retrouver la famille de Pierre et Aimée, ils ont eu deux filles ensemble, dont une qui est encore en vie. Aimée vivait à 45 km de la déchetterie, à Loubilé dans les Deux Sèvres. "Que mon père soit aussi poète, c’est vrai. Jamais je me serais imaginée, si je n’avais pas vu ça, qu’il pouvait y avoir tant de petites choses, qu’il pouvait y avoir tant d’amour entre mes parents", raconte Claudine Randonnet, la fille de Pierre et Aimée. "Ça me fait plaisir, parce que je me dis que du coup c’est comme s’ils étaient avec nous", ajoute Clélia Bigot-Hervé, l’arrière-petite-fille du couple.


►►► A lire aussi : Des plongeurs découvrent une machine Enigma de la Seconde Guerre mondiale au fond de la mer Baltique


Claudine et le reste de la famille se sont réunis pour lire ces lettres quand ils en ont appris l’existence. "Cette nuit, il fait très froid, et je n’ai pas grand-chose pour me réchauffer. Je t’embrasse bien tendrement, en espérant que ma lettre, vous trouve en bonne santé", lit Alexis Hervé, le petit-fils, non sans émotion devant le reste de sa famille.

 

Sujet JT de 13 heures du 6 décembre 2020 :

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK