Ferguson: la police et son nouveau pistolet de la "deuxième chance"

Ferguson: la police et son nouveau pistolet de la "deuxième chance"
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Ferguson: la police et son nouveau pistolet de la "deuxième chance" - © Tous droits réservés

Le pistolet de "l'alternative" (marque déposée) ou l'arme de la dernière chance. C'est la nouvelle acquisition de la police de Ferguson aux Etats-Unis, ville du Missouri tristement célèbre pour la mort de Michael Brown, un jeune noir abattu par un policier blanc le 9 août dernier. Une invention qui, selon certains médias, pourrait régler le problème des bavures policières dans le pays.

Le principe est simple: devant une possible menace le contraignant à sortir son arme, le policier a environ trois secondes avant de tirer pour placer un genre de prothèse en plastique orange sur le canon. Cet objet agit comme un "airbag": la balle s’insère dans un projectile plus gros et la vitesse et divisée par cinq. Résultat, l'individu est neutralisé au lieu d'être tué. 

Attention, cette opération n'est pas sans risque. La balle peut quand même tuer, tout dépend de la distance et de la partie du corps visée.

Devant le succès du reportage de CCN dédié à ce sujet, nombreux médias s'interrogent. Le Huffington Post voit plutôt ça d'un bon œil et décrit une "invention qui pourrait régler le problème des bavures policières aux Etats-Unis". D'autres comme l'Express sont plus méfiants et soulignent que "pour l’heure, l'arme n'a pas été testée sur un être humain. Il faudra donc attendre les premiers retours pour juger de sa pertinence."

Le Washington Post quant à lui rappelle à juste titre que les agents de police disposent déjà de plusieurs "armes" non-létales comme des balles en caoutchouc, des grenades assourdissantes, des "Taser" ou des minutions remplies de gaz au poivre.

La police de Ferguson est actuellement la seule à expérimenter cet outil aux Etats-Unis.

RTBF avec L'Obs/Rue89

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