Eurovision et blasphème: Chypre maintient sa sulfureuse chanson "El Diablo" malgré les critiques

Eurovision et blasphème: Chypre maintient sa sulfureuse chanson malgré les critiques
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Eurovision et blasphème: Chypre maintient sa sulfureuse chanson malgré les critiques - © CyBC

Le Diable ira bien à Rotterdam... La télévision publique chypriote, CyBC, ne retirera pas "El Diablo", le titre avec lequel l’actrice et chanteuse grecque Elena Tsagrinou défend les couleurs de Chypre au Concours Eurovision de la chanson du 18 au 22 mai à Rotterdam. L’Eglise orthodoxe lui reproche d’encourager le culte satanique, mais sa chanteuse explique qu’il n’en est rien et que le thème est une liaison avec un "bad boy" qui abuse de sa copine. Le récit d’une relation problématique entre un homme et une femme qui souffre du syndrome de Stockholm, lorsqu’une victime s’identifie et se lie à son abuseur.

Le Saint Synode, l’organe suprême de l’Eglise orthodoxe, a réagi après qu’un homme a été inculpé pour avoir menacé des personnes devant le siège de CyBC. Il contestait l’envoi d’un morceau jugé "blasphématoire" à l’Eurovision. L’Eglise constate que la chanson va l’encontre de la morale chrétienne du pays et demande d’en choisir une autre, soulignant qu'"El Diablo" "loue la soumission fataliste des humains à l’autorité du diable".

"Tonight we gonna burn in a party, it’s heaven in hell with you", "Ce soir nous allons brûler dans une fête, c’est le paradis en enfer avec toi".

Ou encore "I gave my heart to El Diablo… because he tells me I’m his angel". "J’ai donné mon cœur à El Diablo… Parce qu’il me dit que je suis son ange". Voilà ce qui fait débat à Chypre.

CyBC estime que le morceau n’a pour objectif d’insulter aucune croyance religieuse.

Le clip vidéo de la chanteuse à la queue fourchue semble par contre porter le message très commercial d’une marque de shampoing.

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