A 72 ans, il traverse l'Atlantique en solitaire… dans un tonneau

Jean-Jacques Salvin sur son tonneau, au large des îles Canaries, point de départ de la traversée
Jean-Jacques Salvin sur son tonneau, au large des îles Canaries, point de départ de la traversée - © Tous droits réservés

À la dérive dans un tonneau, des îles Canaries aux Caraïbes… Non, ce n’est pas un nouveau film sur un naufragé en mer, mais le pari fou d’un septuagénaire français, Jean-Jacques Savin. En 4 mois, il a traversé l’océan Atlantique dans cette embarcation de fortune et est en passe de réussir ce défi. Il se trouve actuellement dans la mer des Caraïbes. Il attend à présent d’être remorqué pour débarquer à Porto Rico… et retrouver la terre ferme.

 

 

 

122 jours à flotter sur l’Océan

L’ancien militaire et baroudeur s’est lancé à la mer le 26 décembre de l’île d’El Hierro dans les Canaries, pour traverser l’Atlantique grâce à la seule force des courants. Fabriqué dans un petit chantier naval d’Arès (Gironde), le tonneau mesure à peine trois mètres de long, avec un diamètre principal de 2,10 m et un espace de vie de 6 m2. « Sur tribord, à ma droite, c’est la chambre à coucher. À bâbord, c’est la cuisine et ici c’est le bureau. Sur mon siège, là, j’ai un harnais de sécurité et sur mon lit, des sangles de sécurité pour pouvoir m’attacher pour éviter que d’être blessé en cas de retournement. »

Je ne m’ennuie pas du tout, je n’en finis plus d’admirer les magnifiques levers et couchers du soleil sur l’océan.

« Je ne m’ennuie pas du tout », assure cet homme de 72 ans, qui n’en finit plus d’admirer les « levers et couchers du soleil magnifiques » sur l’océan, dans un entretien téléphonique par satellite. Après 4700 km parcourus (calculés en ligne droite), l’homme est « toujours heureux, se) baigne tous les jours », avec néanmoins le « point d’interrogation » que représente la question de son arrivée. Jean-Jacques Savin projette, quand il sera près des côtes de trouver un cargo qui puisse le prendre en charge avec son tonneau. Il serait conduit dans l’idéal en Martinique où l’attendront sa compagne et ses amis.

« Compagnon » de fortune

Pas question pour lui d’envoyer un signal de détresse qui lui assurerait une prise en charge par les secours. « Dans ce cas, on coulerait le tonneau. Je ne supporte pas l’idée de le voir partir au fond de l’eau », dit-il. D’autant que son « compagnon », comme il l’appelle, devrait faire l’objet d’expositions dans des festivals et autres événements qui réclament la venue du héros. L’aventure, largement commentée, est en effet suivie par plus de 22.000 personnes sur Facebook, indique-t-on chez le fabricant de tonneaux du sud-ouest de la France qui la parraine.

 

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