Quand Lilly en perd la voix

Quand Lilly en perd la voix
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On a tous connu des matins comme ça. Des matins où on n’est pas complètement réveillé… On a un peu trop chanté la veille lors d’un concert ou d’une soirée karaoké. On a la voix cassée et un léger mal de crâne. On n’aspire alors qu’à une chose : faire son travail tranquillement dans son coin, à l’abri derrière son ordi, sans devoir trop s’exposer. Hélas ! Il est impossible, quand on est journaliste radio, de voir ce vœu exaucé et de rester discret le temps d’une journée. L’antenne ne pardonne pas, et nous rappelle alors qu’on a oublié de chouchouter une chose pourtant si précieuse dans ce métier : notre voix.

La voix, et on a parfois tendance à l’oublier, est effectivement l’un des outils du journaliste qui travaille en radio ou en télévision. Cela paraît bête, mais ne plus avoir de voix peut rendre une journée plus compliquée… Et si après un karaoké trop intense, on ne peut en vouloir qu’à nous-même, il est d’autres menaces, comme les rhumes, les virus, ou plus simplement la fatigue, qui ne dépendent pas de nous, et qui peuvent, dans les cas les plus extrêmes, nous mettre au chômage technique. 

"Il faut que tu arrêtes, c’est inaudible !"

Ainsi, il arrive qu’un ou une journaliste ait une extinction de voix inexpliquée. On n’a alors pas d’autres choix que de le/la remplacer, et de lui filer des tisanes au miel en attendant qu’elle puisse parler. Africa Gordillo, l’une de mes collègues, est passée par là et s’en souvient avec un certain amusement :

"J’avais mal à la gorge, et de plus en plus de mal à parler, mais je continuais à venir travailler. Et j’ai clairement le souvenir de mon chef qui, n’ayant pas entendu mon journal de 11h et de 12h, est arrivé en trombe après mon journal de 13h en me disant qu’il fallait arrêter cela tout de suite, car cela devenait inaudible pour les auditeurs !".

C’est donc contre sa volonté qu’elle a dû arrêter l’antenne pendant plus d’une semaine. Personnellement, cela ne m’est encore jamais arrivé. Alors croisons les doigts, et mettons toutes les chances de notre côté : la prochaine fois, je mettrai mes talents de chant en sourdine, et donnerai le micro à la personne d’à côté.

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