Lilly compte large

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"Mieux vaut trop que pas assez", dit-on. Oui, sauf qu’aller à l’essentiel, ça peut servir aussi, parfois… Sinon, on se retrouve à devoir réécouter des heures d’interview, alors que la réponse qu’on voulait tenait en quelques mots. Pourtant, c’est inévitable, lors des premiers tournages, on a toujours peur de ne pas "avoir assez". On pose des questions, et encore des questions, on dévie même un peu du sujet, mais sait-on jamais… Avec le temps, on apprend à mieux cibler ses questions, et à visualiser plus concrètement et  à l’avance ce dont on a besoin pour tel type de reportage.

Un journaliste doit continuellement "choisir"

Plus généralement, ce genre de situation peut aussi illustrer la frustration que rencontrent fréquemment les journalistes à l’idée de "jeter de la matière". Quand on tourne, on emmagasine souvent beaucoup de choses différentes et intéressantes. Ensuite, lors du dérushage, du montage, l’angle se resserre, et l’on choisit des passages. Plusieurs heures de tournage peuvent ainsi devenir un reportage de Question à la Une, par exemple. Alors forcément, certaines parties passent à la trappe. Parfois, c’est un interlocuteur entier qu’il faut supprimer pour rester cohérent. Et cela peut être très frustrant, car on a l’impression que ce qui n’est pas utilisé pourrait être exploité. D’où l’intérêt, à l’heure actuelle, de traiter un sujet sur différents médias. Car ce qui n’est pas utilisé pour un média peut l’être pour un autre…

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