Comment se préparer à un crash d'hélicoptère ? Préparation d'un reportage royal en mer…

Coulisses de la préparation d'un reportage royal en mer
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Coulisses de la préparation d'un reportage royal en mer - © Tous droits réservés

Dans une semaine, le Roi ira visiter une plateforme électrique en mer du Nord. Nous l'accompagnerons pour un reportage, ce qui impliquera d'emprunter un hélicoptère qui survolera la mer. A condition de suivre un entraînement plutôt musclé : la préparation à un éventuel crash d’hélicoptère en pleine mer. Une formation pour le moins inhabituelle... On vous raconte.

Formation Offshore

La formation se déroule à Ostende, en bord de mer, au sein de la société RelyOn Nutec, spécialisée dans les formations de sécurité destinées au personnel offshore. Nous somme deux pour la RTBF, journaliste et cameraman, aux côtés d'une équipe de VTM et d'un photographe. Si la matinée est consacrée à la théorie, l’après-midi s’annonce plus humide avec la simulation de différents types d’accidents d’hélicoptère en mer : hélico qui coule, hélico qui coule et qui se retourne, hélico qu’il faut quitter en vol en pleine tempête.

Exercices en piscine

La société ostendaise dispose d’une piscine dans ses installations et d’une reproduction d’un hélicoptère que l’on peut immerger. Equipés d’une sorte de pyjama thermique et d’une combinaison imperméable, nous apprenons d’abord à respirer sous l’eau avec une mini-bouteille d’oxygène. Ce premier test réussi, arrive la phase de simulation d’accident d’hélicoptère dans l’eau.

 

Briser le hublot dans un hélicoptère qui coule

Voici venu le moment de nous harnacher dans le faux hélicoptère. Celui-ci monte alors à un peu plus de quatre mètres de hauteur avant de descendre doucement dans l’eau. Une fois immergés, nous devons nous extraire de notre siège et tenter de sortir par le hublot. L’exercice réussi, on complique un peu les choses... Les plongeurs qui assurent la sécurité placent des vitres sur l’hélico. Cette fois-ci, lorsque nous serons immergés, nous devrons briser le hublot avant de nous détacher et de nous extraire de la carcasse.

 

A l’envers

Les deux derniers exercices de crash simulent un retournement de l’hélicoptère sous l’eau. La tête à l’envers, coincés sous l’eau, nous devons tenter de retrouver notre sens de l’orientation pour détacher la vitre d’un coup de coude, nous détacher du siège et nous extraire par le hublot. L’expérience est déstabilisante... mais amusante. Même si l’on se rend compte qu’en cas de véritable crash en mer, avec le froid, les débris, la profondeur et l’absence de visibilité, les chances de survie seraient, sans doute, plutôt limitées.

 

Evacuation en pleine tempête

Le dernier exercice fait un peu figure de cerise sur le gâteau. Cette fois-ci, nous nous retrouvons en l’air dans un hélicoptère en difficulté qu’il faut évacuer en sautant dans la mer. Dans une ambiance de tempête reconstituée, les naufragés doivent se retrouver et se regrouper dans la mer démontée. Pour affronter le froid, qui ne vous laisse pas plus d’une heure d’espérance de vie, il faut ensuite se serrer les uns contre les autres avant de rejoindre, reliés par les pieds, le canot de survie à bord duquel il faut tenter de se hisser.

Offshore

La semaine prochaine, c’est notre diplôme de sécurité en poche que nous nous envolerons donc pour la plateforme en mer. Avec le secret espoir de ne pas devoir appliquer les gestes réalisés, au calme, dans une piscine. D’autant plus que la météo ne sera pas très favorable le jour du reportage.

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