Conseil National de Sécurité : les journalistes ont-ils (aussi) ajouté à la confusion ?

Conseil National de Sécurité : les journalistes ont-ils (aussi) contribué à la confusion autour du déconfinement ?
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Conseil National de Sécurité : les journalistes ont-ils (aussi) contribué à la confusion autour du déconfinement ? - © Tous droits réservés

Le coronavirus, c’est du jamais vu (à notre époque). Le confinement, le déconfinement, non plus. Cette crise ne ressemble pas à celles – politiques ou économiques – que nous connaissons. Et nous voilà, avec nos réflexes journalistiques, nos codes, notre volonté d’anticiper, comme d’habitude. Et les voilà, les politiques, avec leur communication, leurs slides, leurs "traditions" (dixit Sophie Wimès)… Business as usual (BAU). Et le public au milieu, qui se demande à quoi il est en train d’assister exactement. Et qui ne sait plus toujours quelle information il est censé retenir.

C’est vrai, à quoi la population a-t-elle assisté lors du dernier Conseil National de Sécurité ? Une conférence de presse ? Une communication aux citoyens ? Pourquoi le public a-t-il vu une Première Ministre si tard sur antenne alors qu’il y avait tout à dire, et des journalistes si tôt sur antenne, alors que rien ne pouvait encore être affirmé ? 17h-22h, cherchez l’erreur. Mais y a-t-il eu erreur ? Et pouvions-nous faire autrement, chacun de notre côté ? Retour sur ce "rendez-vous", à défaut de pouvoir le qualifier plus précisément.


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Commençons par la fin

22 heures, c’est le moment où le pays tout entier apprend en direct comment le confinement va (devrait) se dérouler. Une longue présentation qui suscite aussitôt de la perplexité, voire de l’incompréhension. Et qui sera rapidement tournée en dérision, notamment dans cette vidéo de Guilhome Vous Détend :

A la RTBF, les collègues des réseaux sociaux sont submergés de questions de la part des téléspectateurs. Le service de Médiation aussi. "Le public a eu droit à une conférence de presse comme les journalistes en ont l’habitude. Un ton professoral, sec, des informations brutes très détaillées et très longues, des slides soporifiques. Le public a de quoi se montrer légitimement déçu", écrit alors mon collègue Bertrand Henne dans un édito. C’est vrai, lors des conférences de presse "classiques", on doit régulièrement digérer rapidement de grandes quantités d’info pour pouvoir ensuite les synthétiser, les vulgariser et les analyser. Ici, aucun délai, la retransmission était en direct.

Le porte-parole de la Première Ministre, Steve Detry, souligne : "Il ne faut pas oublier que pour nous, ça reste un exercice de conférence de presse et ça a été une demande médiatique de le diffuser de façon large"…

C’est une erreur de communication

Oui mais tout de même. La retransmission en direct n’était pas une surprise, ni une première. C’était les autorités qui filmaient : toutes les télévisions étaient branchées au canal de la Chancellerie de la Première Ministre… "Il ne faut pas se réfugier derrière le fait que si c’était ardu et complexe, c’est parce que c’était pour les journalistes, non, cette conférence a été pensée pour le grand public, en direct à la télévision", réagit Thomas Gadisseux, responsable éditorial politique à la rédaction. "Au final, ça donne l’impression que c’était un briefing à la presse, avec des acronymes qu’elle n’explique pas (B2B)… Le résultat est celui-là mais ça n’a pas été construit comme ça. C’est une erreur de communication."

Ce soir-là, à 22 heures, il y avait 960.000 personnes devant leur écran, rien que pour la RTBF. Le JT de 19h30 récoltait déjà 912.000 téléspectateurs. Lors du premier Conseil National de Sécurité, ils avaient été plus d’un million. "Ce sont des scores historiques", contextualise Bruno Clément, rédacteur en chef du Journal télévisé. "Depuis l’affaire Dutroux, moi je n’ai plus vu ça. C’est absolument dingue, ça fait 25 ans qu’on n’a plus vu ça, vraiment." L’attente du public était immense. "Les conseils nationaux sont forcément très suivis. Ça impacte la vie de tout le monde, les gens sont tous chez eux ou presque, ils sont plus nombreux devant la télévision, forcément ils suivent. C’est quelque chose que les gens vivent au plus profond d’eux-mêmes et pour lequel ils ont besoin de beaucoup de réponses."

Face à cette attente, et au besoin de clarté, qu’aurait-il fallu faire ? Une communication solennelle au Journal télévisé comme on en voit en France avec Emmanuel Macron ? Pas si simple. La France n’est pas la Belgique. Ni au niveau politique, ni au niveau médiatique.

Le risque, c’est que des fuites apparaissent

La Première Ministre s'est exprimée dans la presse le weekend. Sur la forme, "nous aurions clairement pu mieux faire", reconnaissait-elle alors sur le plateau de l'émission "De Zevende Dag" sur la VRT (extrait diffusé dans notre JT du dimanche 26 avril). Quant au timing :"En Belgique, nous avons une tradition : nous prenons une décision et nous la communiquons immédiatement", expliquait-elle. Une tradition, oui, quand on parle de crise institutionnelle, de négociations pour la formation d’un gouvernement… Mais cette crise n’est pas politique, elle est sanitaire. La communication concernait de façon directe le quotidien d’une population confinée chez elle depuis des semaines. Ne fallait-il pas dès lors communiquer autrement, sortir de la tradition ?

Selon le porte-parole, la marge de manœuvre est étroite : "On a pris l’habitude au niveau belge de tenir ce genre de conférence de presse directement après ce genre de réunion. En plus, dans ce contexte difficile, si on prenait la décision de reporter la conférence au lendemain, le risque c’est que des fuites apparaissent, que des journalistes parlent à des sources différentes, que pour des raisons X ou Y ces sources-là n’aient pas compris la même chose et qu’on se retrouve alors avec des versions différentes dans la presse avant même la conférence de presse. Et déjà de la confusion, d’emblée".

"On a l’impression que ça fuite moins en France", estime Marc Sirlereau, journaliste politique à la rédaction. "C’est vrai qu’Emmanuel Macron, à mon avis, a un agenda où il peut faire une réunion sans que personne ne le sache… Nous, à partir du moment où tu mets tous les ministres présidents, tu impliques des ministres, il y a toujours bien un attaché de presse qui va te dire sans le vouloir précisément ‘demain à 11 heures il y a telle réunion, on va parler de ça’… Et comme tout journaliste ici a le GSM de tous les ministres et attachés de presse, contrairement à la France…". Sans compter que les fuites font partie du jeu politique aussi en temps normal, tout comme la dramatisation de négociations qui s’étirent au cœur de la nuit. Même si cela semble évoluer, pour certaines rencontres hors contexte coronavirus : "Maintenant, au fil du temps, on ne sait plus où les politiques se retrouvent. Ils ont changé la donne, on ne sait pas où c’est, donc on ne couvre plus de la même manière", poursuit Marc.

Il faudrait se dire qu’on n’est pas là pour les jeux politiciens ou les jeux d’audience

Les traditions politico-médiatiques peuvent donc évoluer. Et pourquoi pas innover face à cette crise ? Pour Rachel Crivellaro, elle aussi journaliste politique à la rédaction, il est possible de faire autrement : "Il faut avoir le courage de poser certains actes forts, se dire par exemple qu’on est dans une situation exceptionnelle, qu’on n’est pas là pour les jeux politiciens ou les jeux d’audience… Peut-être que les chaînes pourraient se mettre en cheville avec le service de communication de la Première Ministre et demander à quelle heure ils peuvent s’exprimer. Et on fait les choses proprement, ça n’empêche pas ensuite toutes les analyses, digressions, mises en perspective… Il me semble !". (A moi aussi.) Mais tout le monde jouerait-il le jeu, côté médiatique comme côté politique ? Serait-ce vraiment possible ? "Ce serait une grande première", dit Marc, sans trop y croire." Il y en a bien un qui ne respecterait pas cet embargo".

En attendant, pour en revenir au dernier Conseil National de Sécurité, pourquoi ne pas commencer la réunion plus tôt dans la journée, si l’intention est de communiquer dans la foulée ? "Cette option est à l'étude et pour l’instant, on est coincé au niveau du processus : si la réunion n’a pas lieu avant c’est parce qu’il y a des réunions préparatoires, au niveau des experts, etc.", répond le porte-parole de la Première Ministre.

Donc fin de la réunion, mise au point de la présentation, vérification que tout le monde a bien compris la même chose, en détail et dans les trois langues, et dans la foulée, toujours selon le porte-parole, communication. Sans se caler sur les journaux télévisés (qui n’ont de toute façon pas lieu en même temps sur la RTBF, RTL, la VRT et VTM, sans parler de la langue). Sans tenir compte des programmes télévisés (ni de la fin de diffusion de séries sur les chaînes flamandes assure-t-il, même si d’autres sources politiques indiquent que ça a peut-être pu jouer un rôle). La seule prise en compte de l’aspect médiatique, et donc du public, aura été l’évitement de fuites. Avec le résultat qu’on a vu. Et notamment ces fameux slides illisibles.

La Première Ministre n’est pas Présidente

"On tire les leçons de toutes les expériences", réagit le porte-parole. "De grandes révolutions ne sont pas possibles en termes de contexte, de contraintes… Mais toutes les remarques, on les entend, on les écoute et on essaie de voir dans quelle mesure on peut y répondre". Avec une réserve : "Sur le côté solennel, il faut faire attention au niveau francophone du romantisme qu’on peut avoir par rapport à la France. Il ne faut pas oublier que Sophie Wilmès n'est pas le chef de l'Etat, par exemple. Que nous n'évoluons pas non plus dans un état centralisé. On ne peut pas avoir une Première Ministre Présidente, ce n’est pas possible, il faut faire avec cette dimension-là".

 

Mais pourquoi nous, on n’attend pas la fin ?

Ça, c’était pour la fin de l’histoire. A 22 heures. Mais pourquoi donc, nous les journalistes, sommes-nous déjà en train d’essayer de vous la raconter avant ?

Nous étions sur antenne dès 17 heures, cinq heures à l’avance. Pourquoi ce choix ?

"On ne pensait pas que ça allait intervenir à 22 heures, très honnêtement", répond Bruno Clément, le rédacteur en chef. "On était plutôt parti sur une conférence de presse dont on pouvait imaginer qu’elle aurait lieu à 18 heures, peut-être 19 heures grand max, jamais à 22 heures On avait prévu un programme pour revenir sur les grands enjeux avec quelques reportages qu’on avait diffusés dans le JT". "La longueur de la prise d’antenne est due à l’aspect imprévisible et aléatoire de ces réunions", renchérit Thomas Gadisseux.

Ceci dit, nos homologues de la VRT ont fait un autre choix. Ils n’ont pas bouleversé leurs programmes. "Nous, on a des émissions d’info tout le temps sur nos deux chaînes jusque 21h30", explique le journaliste politique de la VRT Ivan De Vadder. "Donc on était couvert si la conférence de presse avait commencé, et on avait prévu une édition spéciale dès que la conférence de presse commencerait. Ouvrir l’antenne à l’avance, non, bonne chance !".

Ce n’est pas juste garder l’antenne pour le plaisir de faire de l’audience

La différence, selon Bruno Clément, c’est que la principale concurrente de la VRT, VTM, avait fait le même choix. Côté francophone par contre, RTL aussi avait pris l’antenne plus tôt : "La chaîne qui renonce va d’office voir tout le public partir en face donc c’est un choix difficile à porter pour une chaîne. On constate aussi que le public belge francophone est vraiment friand d’information. Il est manifestement vraiment en demande. Soyons transparents : on sait qu’on va faire une belle audience mais ça veut dire qu’il y a de grandes attentes du public, c’est surtout ça. Ce n’est pas juste garder l’antenne pour le plaisir de faire de l’audience comme on pourrait l’imaginer".

Sur le terrain, Rachel a multiplié les directs ce jour-là. "J’ai bien vu qu’on était parti pour une espèce de marathon. La ligne de conduite à laquelle j’ai vraiment essayé de me tenir, c’est essayer d’être la plus neutre et informative, je me rendais bien compte que l’exercice virait au surréalisme, mais une fois que tu es dedans, tu te dis que la seule chose que tu peux faire, c’est éviter les à peu près, éviter les digressions personnelles et apporter un maximum d’informations."

Et parfois, l'information, c'est de dire qu'on ne sait pas encore, quand bien même les questions affluent sur certains thèmes de la part du public, comme dans l'exemple ci-dessous à propos des vacances d'été :

Cette période qui se prolonge avant l’annonce officielle est à risque, car au fil des heures, il faut bien meubler. Et à force d’évoquer des possibilités, on peut donner l’impression au public que c’est déjà plié, même si on multiplie les précautions. Surtout qu’à ce moment-là, plusieurs pistes sont déjà de notoriété publique, parfois même évoquées depuis plusieurs jours déjà. Dès le mercredi, la rédaction a fait écho à un rapport d’experts dévoilé par le journal Le Soir. Fallait-il en parler ? La question a fait l’objet d’une discussion en interne.

Impossible de ne pas décrire ce qu’il y avait dans le rapport

"Annoncer les choses alors qu’elles ne sont pas décidées pose problème", reconnaît Pierre Marlet, éditeur du Journal télévisé qui a pris part à la discussion. "D’un autre côté, à partir du moment où c’est sur la place publique, où Le Soir a fait sa Une dessus, où les débats sont là et où, partout sur la place publique, on se pose des questions sur ce qui figure dans le rapport, ne pas en parler parait également problématique. C’est comme si on faisait comme si ce rapport n’existait pas. Après discussion, il nous a semblé impossible de ne pas décrire ce qu’il y avait dans ce rapport."


►►► Lire aussi sur la page INSIDE de la rédaction : "Pourquoi on vous annonce certaines mesures AVANT leur officialisation?"


Décision est prise de ne pas rentrer dans tous les détails mais d’évoquer les grands enjeux : la réouverture des commerces, les écoles, la possibilité de revoir ses proches… Tout en précisant que rien n’est acté tant que le Conseil National de Sécurité n’a pas eu lieu. Tout au long des sujets, des interventions en plateau, les avertissements n’ont pas manqué : c’est le politique qui allait trancher.

Je crois qu’on est arrivé à la limite de l’exercice

"Nous, on savait depuis le début que le rapport des experts n’était pas ce qui allait être décidé", poursuit Rachel. "Il y avait des arbitrages politiques qui allaient intervenir. Je l’ai répété sur antenne je ne sais combien de fois… Mais je crois qu’on est arrivé à la limite de l’exercice. Après, tu ne pouvais pas éviter la déception."

"Les gens ne parviennent plus à savoir ce qui est officiel ou pas", estime aussi Marc. "Le conditionnel, les gens l’oublient souvent. A force de répéter, les gens se disent ‘ils le disent depuis trois jours, les journalistes sont bien renseignés, c’est que ça va être vrai’… Et puis quand tu vois le résultat, les gens sont déçus".

Quelle panade !

Déception et confusion. C’est effectivement ce qu’a pu ressentir le public, à en croire certaines réactions, notamment sur les réseaux sociaux ou au service de Médiation. "On allait voir ceci, on allait voir cela, quelle panade ! On n’y comprenait plus rien, de sorte que, lors de la communication gouvernementale qui n’a pas confirmé ce que ces ‘journalistes plus malins’que tout le monde avaient dit, on était dans un brouillard total qui continue encore maintenant d’ailleurs", nous écrit ainsi Guy R. à propos de l’édition spéciale diffusée avant la conférence de presse. Il nous suggère de prévoir "un documentaire pour relaxer les gens au lieu de les énerver" la prochaine fois.

Ou encore, cet autre courrier, à propos des visites aux familles : "Vous avez fait ce vendredi soir des milliers de mamans déçues vu que la CNS a reporté cette évolution au 18 mai […]. Si vous n’aviez pas donné de faux espoirs, l’échéance annoncée par le CNS n’aurait pas provoqué de frustration".

Revoir la vidéo du JT de 19h30 à propos de la possibilité de revoir ses proches (possibilité finalement reportée) :

Sur la reprise des contacts sociaux précisément, il est vrai qu’on a pu se montrer plus affirmatif. "Il y avait un accord là-dessus au niveau des experts et des politiques, un ‘double match’ sur cette bulle d’air le 4 mai", explique Thomas Gadisseux. "Mais ça a basculé en cours de CNS". Un retournement qui a surpris. Même si la prudence était sur toutes les lèvres. Par exemple, quand Thomas rappelait, sur le plateau du 13 heures : "Il y a quelques surprises qui s’annoncent lors de cette fameuse conférence de presse et tout va dépendre de la dynamique que va prendre ce Conseil National de Sécurité. Parfois, il y a des changements de ton, des changements, des éléments qui viennent s’ajouter et qui changent totalement la donne".

"Les médias ont fait leur boulot", estime Marc. "Si on n’informait pas, si on n’essayait pas de savoir ce qui va se décider, on pourrait nous dire ‘ben vous faites quoi ? Vous attendez comme des béni-oui-oui qu’il y ait la com’ officielle du monde politique pour faire un papier ?’ Si on ne fait rien, on nous reproche de ne rien faire et si on en fait trop, on dit ‘les journalistes ne pensent qu’au scoop et annoncent plein de choses qui ne se confirment pas nécessairement après’."

 

Conclusion : ça a fait un "cocktail détonnant"

Il semble bien que dans cette histoire, nous ayons informé, globalement le plus professionnellement possible (parce que donner dans les grandes lignes les propositions d’un rapport d’experts en précisant que ce ne sera peut-être pas la décision finale, en soi, c’est une information factuellement correcte, évoquer les grands enjeux aussi) sans forcément contribuer à plus de clarté pour tout le monde au final.

Résultat, comme le résume Rachel, sans langue de bois : "Tu arrives à 22 heures avec des gens qui suivent en boucle pendant des heures puis qui reçoivent une masse d’info avec des slides totalement ratés… Tout ça s’est entrechoqué et a créé une confusion générale. Les gens voulaient quelque chose de clair net et précis. L’ensemble a créé de la confusion. Ça a fait un cocktail détonnant."

Avec cette réflexion plus générale sur le fonctionnement médiatique : "Je pense sincèrement qu’on devrait nous aussi se demander si cette espèce de chasse à la primeur est vraiment justifiée de cette manière. Non pas qu’il faille absoudre le gouvernement, on doit pouvoir continuer à chercher, il n’est pas question de leur lasser une page blanche, mais ici on alimente un climat de n’importe quoi pendant des heures. Et ça se retourne contre nous parce que quand tu as des téléspectateurs qui n’ont plus confiance ni dans les politiques ni dans les journalistes, bonjour."

Un point de vue, et une inquiétude, que d'autres journalistes pourraient aussi partager. En rappelant qu'on ne pensait pas devoir "tenir l'antenne" si longtemps. Alors, de quelle façon donner écho aux questions et préoccupations très nombreuses du public, comment répondre à son besoin intense d'avoir des réponses, sans alimenter une confusion dans un contexte si complexe? De quoi nourrir un débat qui se rencontre aussi bien dans les rédactions que dans le public.


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