Au Parlement bruxellois, Ecolo et PTB sont les grands vainqueurs, mais le PS reste premier

Dans la capitale, il y a deux grands vainqueurs de ce scrutin régional : Ecolo et le PTB.

Les écologistes confirment la vague verte amorcée aux communales d’octobre dernier. Avec 16,20% des voix, les Verts doublent quasiment leur poids au Parlement bruxellois, passant de 8 à 15 sièges. Un seul regret sans doute ce lundi matin dans leur chef : les écolos bruxellois se réveillent deuxième parti de la capitale, derrière le PS (17 sièges), alors que certains sondages leur prédisaient la première place. Si les socialistes perdent quatre sièges, ils restent devant à deux sièges près grâce aux 18,66% des votes en leur faveur.

Reste qu’Ecolo fait moins bien qu’en 2009, où il avait 18% des voix. Ça veut dire que cette fin de campagne qui a été très compliquée pour les Verts a peut-être ralenti ou a en tout cas amoindri la progression annoncée.

On sait que les libéraux ont cogné dur, ont essayé de saper la stratégie très positive de construction, de propositions, en mettant les écologistes sur la défensive, position qu’ils n’ont pas vraiment su gérer dans les deux dernières semaines, et ça a peut-être eu un effet sur la touche finale.

Le PTB quadruple presque ses résultats

Le parti d’extrême-gauche fait une grosse percée à la gauche de la gauche, passant de quatre députés régionaux en 2014 à dix pour les cinq années à venir. Il devient ainsi le 5ème parti au parlement bruxellois, derrière DéFI, mais devant le cdH. Un cdH qui sauve l’essentiel : avec 6,42%, il est au-dessus du seuil électoral de 5%, mais chute lourdement, passant de neuf à six députés régionaux.

Dans le rang des perdants, le MR perd également cinq sièges. Il n’est plus que le troisième parti bruxellois.

Le PS reste premier de justesse

Le PS, lui, n’a ni vraiment gagné ni vraiment perdu. S’il perd quatre sièges, le parti socialiste reste de justesse le premier parti bruxellois, malgré les deux dernières années plombées par le scandale du Samu social.

Autrement dit, les socialistes gardent la main pour lancer les consultations en vue de former un gouvernement bruxellois.

Groen en tête côté flamand

Côté flamand, c’est Groen qui arrive en tête à Bruxelles. La N-VA et le Vlaams Belang ne réalisent pas la percée que craignaient les partis francophones. La liste de Pascal Smet (sp.a), One Brussels, est quatrième parti flamand, juste derrière l’Open-VLD avec 2,30% des voix. Il obtient ainsi 3 sièges. Notons que le parti DierAnimal fait son entrée au parlement bruxellois avec un siège.

Est-ce qu’une coalition se dessine plus qu’une autre ?

Une coalition PS et Ecolo semble être le socle de base. Les deux formations n’ont pas caché depuis les communales d’octobre dernier leur envie de travailler ensemble, mais avec 32 sièges sur 72, leur majorité est trop courte, un troisième partenaire sera nécessaire.

Entre Ecolo et le MR, ce sera compliqué vu la campagne tendue entre les deux partis. Reste le cdH, mais ce sera sans doute un peu juste au niveau des sièges.

Le plus probable, c’est avec DéFI, qui se maintient à 10 sièges.

PS-Écolo-DéFI, c’est déjà la majorité en place à la Ville de Bruxelles, qualifiée de coalition idéale par le président du PS, Elio Di Rupo.

Deux négociations sur Bruxelles

Il faut noter qu’à Bruxelles il y a deux négociations qui vont s’engager : la francophone, où le PS a la main ; et la flamande, où pour la première fois c’est Groen qui va désormais être chargé de former une coalition au sein des partis flamands du Parlement bruxellois. Traditionnellement, c’était l’Open VLD de Guy Vanhengel qui menait les négociations du côté flamand, puisqu’il faut une majorité dans chaque groupe linguistique.

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